Au RHDP, les perdants aux élections conservent difficilement leurs postes. Si l’on n’est pas sûr d’y aller, mieux vaut s’abstenir. Le directeur général actuel de la SIR en fait aujourd’hui l’amère expérience.
Premier groupe public du pays opérant sur le marché stratégique de l’approvisionnement en carburants, la Société ivoirienne de raffinage (SIR) est désormais au cœur d’une bataille de pouvoir aux multiples ramifications. En toile de fond : des enjeux économiques majeurs, des rivalités politiques et une transition managériale sous haute tension.
Une direction fragilisée dans un contexte politique sensible
À la tête de la SIR depuis 2021, Tiotioho Soro traverse une zone de turbulences. Candidat malheureux du RHDP aux élections législatives à Port-Bouët, il voit sa position s’éroder progressivement. Si, officiellement, il conserve encore la confiance du conseil d’administration présidé par Soumaïla Bakayoko — sous la supervision du ministre des Mines, du Pétrole et de l’Énergie, Mamadou Sangafowa Coulibaly —, en coulisses, les signaux de fragilité se multiplient.
Selon plusieurs sources proches du dossier, des divergences stratégiques et des rivalités internes alimentent un climat de tension au sein de l’entreprise. Dans ce contexte, la question de la succession du directeur général s’impose de plus en plus comme un enjeu central.
Une succession sous influence
Loin de se limiter à une simple transition administrative, le choix du futur dirigeant de la SIR cristallise des intérêts multiples. Acteur clé de la chaîne énergétique ivoirienne, la SIR joue un rôle stratégique dans la sécurité énergétique du pays et dans la régulation du marché des hydrocarbures dans la sous-région.
Dès lors, plusieurs réseaux d’influence — politiques, technocratiques et économiques — s’activent en coulisses pour peser sur cette nomination. Tiotioho Soro lui-même chercherait à influencer ce processus afin de se maintenir en fonction.







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