Mali: après des attaques « sans précédent », Bamako entre retour au calme et tensions persistantes

À Bamako, un retour progressif à la normale est observé après une série d’attaques coordonnées d’une ampleur inédite ayant visé plusieurs points stratégiques du Mali.

Si les autorités affirment que la situation est désormais « sous contrôle », certains observateurs évoquent un regain de confiance d’une partie de la population envers les institutions, dans un contexte marqué par de fortes tensions sécuritaires.

Des attaques d’une ampleur inédite

Des affrontements entre l’armée et des groupes armés ont été signalés dans plusieurs villes, y compris dans la capitale. L’ampleur et la coordination des offensives sont « sans précédent », selon Nicolas Haque, correspondant de Al Jazeera.

Les attaques auraient ciblé simultanément des sites stratégiques, dont le camp militaire de Kati, où réside le président de la transition Assimi Goïta, ainsi que des positions à Bamako et dans plusieurs garnisons.

Des villes du nord comme Gao et Kidal auraient également été visées. Des groupes armés affirment en avoir pris le contrôle, sans confirmation indépendante à ce stade.

Hypothèses sur la coordination des groupes armés

Plusieurs analystes évoquent une possible coordination entre le JNIM et des factions liées au Front de libération de l’Azawad, ce qui pourrait expliquer l’ampleur et la simultanéité des attaques.

Informations non confirmées et climat de confusion

Certaines informations relayées par des médias évoquent la mort présumée du ministre malien de la Défense dans une attaque à l’explosif. Toutefois, cette information n’a pas été confirmée par des sources reconnues telles que Reuters ou Al Jazeera.

D’autres éléments font état d’un possible retrait de combattants russes liés à l’« Africa Corps » dans le nord du pays, à la suite d’accords locaux. Là encore, ces informations restent à vérifier.

Réaction des autorités et opérations en cours

Les autorités maliennes assurent maîtriser la situation. Selon l’ORTM, l’armée a procédé à l’arrestation de plusieurs centaines de combattants présumés le 25 avril 2026, dans le cadre d’opérations de sécurisation.

Une capitale encore sous le choc

Malgré un retour progressif au calme, la capitale reste marquée par les événements récents. Des scènes de violences, dont des lynchages d’assaillants, ont été signalées dans certains quartiers.

Ce dimanche, Bamako demeure dans une atmosphère tendue, oscillant entre soulagement, incertitudes et vigilance accrue face à une menace sécuritaire toujours présente.

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