Alliances interethniques et les parentés à plaisanterie pour la réconciliation nationale (CDVR)

La CDVR va se référer à la culture ivoirienne pour conduire le processus de réconciliation, selon son président

Abidjan, 03 mars (AIP)- Le président de la Commission Dialogue, vérité et réconciliation (CDVR), Charles Konan Banny, a indiqué samedi, à Abidjan, que son institution va se référer à la culture traditionnelle des alliances interethniques et des parentés à plaisanterie dans la conduite du processus de réconciliation nationale.

« Dans le processus que nous conduisons, nous allons nous référer, à défaut de pouvoir les reproduire à l’identique, aux recettes de la culture des alliances (inter)ethniques et des parentés à plaisanterie qui, dans le passé, ont permis d’instaurer une paix durable entre des communautés nationales entrées en belligérance », a annoncé Charles Konan Banny à la session introductive de la 7ème conférence de l’Alliance des libéraux d’Europe, d’Afrique et des Caraïbes (ALDEPAC) ouverte vendredi à Abidjan.

En sa qualité de président de la CDVR en charge de conduire le processus de réconciliation inter- ivoiriens, M. Banny était convié à parler de transition et de réconciliation appliquées au cas de la Côte d’Ivoire.

Rappelant les objectifs assignés à son institution qui sont, entre autres, de faire la lumière sur les événements qui ont marqué la jeune histoire de la Côte d’Ivoire et d’estimer les préjudices subis par les victimes des exactions en vue d’éventuelles réparations, le président de la CDVR est revenu sur la démarche qu’il entend appliquer à son action qui, selon lui, repose essentiellement sur « le dialogue ».

Il a, par ailleurs, souligné « le caractère d’intérêt national » de sa mission qui exige que chaque « habitant de la Côte d’Ivoire » accepte de prendre sa part de responsabilité dans la reconstruction du tissu social déchiré.

« La réconciliation est à la fois l’affaire des individus, des collectivités et même de l’Etat », a-t-il indiqué, insistant sur les fondements de son action qu’il veut « inclusive, participative et consultative ».

La session introductive de cette conférence qui prend fin dimanche, a vu la participation du Représentant spécial du secrétaire général de l’ONU en Côte d’Ivoire, Gérard Koenders et du ministre de l’Intégration et de la Réconciliation nationale du Zimbabwé, Moses Mzila Ndlovu.
(AIP)
Kg/kp

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