
Universitaire de haut vol, ministre aux portefeuilles régaliens, élue locale plébiscitée, le Professeur Mariatou Koné incarne une forme d’engagement public où l’écoute, la proximité et la recherche obstinée de résultats concrets dessinent une ligne politique cohérente. Depuis le 23 janvier 2026, elle est ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques, un poste stratégique qui prolonge, au sommet de l’appareil économique, son action de terrain en faveur du développement durable, de l’autonomisation des femmes et de la consolidation de la paix. Son parcours se lit comme le prolongement opérationnel de la Vision 2030 portée par le président Alassane Ouattara.
Le 28 décembre 2025, la Commission Électorale Indépendante annonce son élection en tant que députée pour la circonscription de Boundiali-Ganaoni. Ce résultat est le fruit d’une adhésion populaire bâtie acte après acte. Derrière ce succès, une femme que ses administrés appellent affectueusement la « Maman full option », en référence à sa capacité à anticiper les besoins essentiels de la population.
Sa nomination au ministère du Portefeuille de l’État place sous sa responsabilité la gouvernance des participations de l’État et la performance des sociétés publiques ivoiriennes. Un saut d’échelle, certes, mais pour qui suit son parcours depuis ses débuts, une suite parfaitement logique. Mariatou Koné a toujours agi là où elle pouvait transformer le plus grand nombre de vies.
Après des études secondaires dans plusieurs lycées du pays, de Korhogo à Sassandra, jusqu’à Man, Mariatou Koné obtient une maîtrise de sociologie à l’université nationale d’Abidjan, puis un doctorat d’anthropologie à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) en France. En janvier 1995, elle rejoint l’université Félix-Houphouët-Boigny d’Abidjan-Cocody comme enseignante-chercheuse et gravit chaque échelon universitaire par concours du CAMES, dans la rigueur propre à sa discipline.
Elle y accomplit deux premières historiques : première femme ivoirienne professeure titulaire d’anthropologie, puis, le 25 juin 2009, quarante-cinq ans après la création de l’institution, première femme à diriger l’Institut d’ethnosociologie (IES) de l’université Félix-Houphouët-Boigny. Une distinction internationale vient couronner ce parcours : elle est la seule représentante de l’Afrique subsaharienne à avoir été célébrée parmi les femmes diplômées de l’histoire de l’EHESS.
Mais l’université ne l’éloigne pas du réel. En mai 2012, elle est nommée directrice-coordinatrice du Programme national de cohésion sociale (PNCS), adopté en Conseil des ministres. Elle en devient directrice générale en 2015, avant d’entrer au gouvernement en janvier 2016 comme ministre de la Solidarité, de la Cohésion sociale et de l’Indemnisation des victimes. Le 21 septembre 2018, les Nations unies lui remettent une distinction pour ses actions en matière de paix et de cohésion sociale, reconnaissance internationale qui dit l’ampleur du travail accompli. Elle est aussi, depuis 2013, Médiatrice pour la Paix de la CEDEAO et du WANEP. Le surnom de « Madame Cohésion sociale » qu’elle gagne dans ces années résume ce que les populations retiennent : une femme qui ne délègue pas la paix, mais va la chercher là où les tensions couvent.
C’est forte de cette crédibilité, médiations réussies, indemnisations conduites jusqu’aux localités les plus reculées, qu’elle se présente en octobre 2018 à la mairie de Boundiali. Et l’emporte. La boucle entre savoir académique et engagement de terrain est bouclée. Désormais, elle agit aussi sur son propre territoire.
L’autonomisation des femmes
Depuis mars 2019, Mariatou Koné préside le Comité régional de pilotage du projet SWEDD (Autonomisation des femmes et dividende démographique au Sahel). Ce rôle dépasse la représentation protocolaire. C’est sous sa présidence qu’est obtenu, le 29 mai 2020, le financement de la phase 2 par le Conseil des administrateurs de la Banque mondiale. Le montant approuvé, 376 millions de dollars, soit 188 milliards de FCFA, est étendu à neuf pays, dont la Côte d’Ivoire.
Ce plaidoyer, elle le porte aussi sur la scène internationale. Le 23 septembre 2025, à la tribune de l’Assemblée générale des Nations unies à New York, elle réaffirme l’engagement de la Côte d’Ivoire. Des réformes législatives, réglementaires et institutionnelles ont été engagées dans tous les domaines de la vie publique pour améliorer les conditions des femmes et des filles. Elle souligne que l’égalité des sexes est désormais un pilier du Plan national de développement 2026–2030, passant ainsi d’un engagement moral à une obligation de résultat inscrite dans la planification de l’État.

Une ville verte
Élue maire, Mariatou Koné porte un projet qui tranche avec les ambitions déclaratives habituelles : faire de Boundiali une « ville verte et durable ». En décembre 2020, seule représentante de la Côte d’Ivoire à un webinaire réunissant une trentaine de pays africains, elle présente un programme multisectoriel : forêt urbaine, ceinture verte, reconversion des femmes fragilisées par les effets du changement climatique, formations à l’agroécologie dans les villages alentour. Des pépinières communautaires voient le jour. Que le Fonds vert mondial soit sollicité pour accompagner financièrement l’ensemble du dispositif signale que la démarche est prise au sérieux bien au-delà des frontières de Boundiali.
Le 9 février 2026, cette vision reçoit une consécration aussi inattendue que significative. Les populations de Boundiali ont organisé une parade populaire et une cérémonie d’accueil pour saluer le retour de leur ministre, nouvellement nommée au Portefeuille de l’État. C’est dans ce cadre solennel que l’imam de la grande mosquée de Boundiali, El Hadj Abou Koné, prend la parole. Il qualifie Mariatou Koné d’« icône du développement durable du département de Boundiali » et déclare que sa reconduction dans le gouvernement « n’est pas un fait du hasard ». Le président Alassane Ouattara, dit-il, veut des personnalités de sa qualité pour contribuer au bien-être des populations et accompagner la marche de la Côte d’Ivoire vers le développement.
L’usine de cajou
En 2021, lors d’un séjour aux Émirats arabes unis, Mariatou Koné noue un partenariat avec Alsayegh Group, géant émirati de l’agro-industrie. En octobre de la même année, une délégation conduite par le président Abdul Jabbar Alsayeg pose la première pierre à Tombougou-Samorrosso, dans la commune de Boundiali.
Le 4 mars 2023, la ministre-maire inspecte les travaux en cours et affirme avec conviction que cette unité sera la plus grande d’Afrique de l’Ouest en matière de traitement d’anacarde. Le 12 juillet 2024, le Premier ministre Robert Beugré Mambé inaugure officiellement l’infrastructure. Bâtie sur 10 hectares, dotée d’une capacité de traitement de 50 tonnes par jour, l’usine génère 6 000 emplois directs et 10 000 emplois indirects, pour un investissement de 15 milliards de FCFA. Elle répond à l’objectif du gouvernement ivoirien de transformer 50 % de la production nationale d’anacarde d’ici 2030 et traite l’intégralité de la production annuelle de la Bagoué, estimée à plus de 100 000 tonnes.
En visitant le chantier en mars 2023, Mariatou Koné avait dit ce qu’elle voyait déjà : « Cette infrastructure permettra de résorber le chômage des jeunes et de participer à l’autonomisation des femmes dans la région, car il n’y a qu’en temps de paix que de telles choses sont possibles. » La paix était là. L’usine aussi.
Le plébiscite de décembre 2025
Les réalisations à Boundiali depuis 2018 composent un bilan qui se passe de commentaires : bibliothèque municipale, Direction régionale de l’Éducation nationale, électrification des quartiers Tiogona extension et Tombougou-Samorrosso dès 2019, dons réguliers d’ambulances et de matériels médicaux, hôtel communal moderne, bitumage du quartier Bélé Extension achevé en mars 2026. C’est ce bilan qui explique la nature du vote du 27 décembre 2025.
Sur les 36 892 inscrits de la circonscription de Boundiali-Ganaoni, 99,88 % se déplacent. L’ensemble des forces politiques locales, anciens adversaires compris, se range derrière la candidate du RHDP. Résultat : 100 % des suffrages exprimés, sans un seul bulletin nul, dans 106 bureaux de vote. Pour la première fois dans l’histoire de la circonscription, une élection législative se tient sans la moindre confrontation politique.
Un chef de village de Kaniéné, lors d’un meeting de campagne, avait dit simplement : « Nous n’avions rien à demander, car elle avait déjà tout anticipé. Nous étions là pour dire merci. »
Un nouveau chapitre
Entre le 6 avril 2021 et le 23 janvier 2026, Mariatou Koné dirige le ministère de l’Éducation nationale et de l’Alphabétisation. Elle quitte ce département avec des résultats tangibles, mais c’est dans une nouvelle sphère qu’elle poursuit son œuvre.
Nommée ministre du Portefeuille de l’État et des Entreprises publiques le 23 janvier 2026, elle hérite d’un poste qui peut sembler éloigné de la proximité communale. Il en est pourtant le prolongement direct. Une usine de transformation d’anacarde, un réseau d’eau potable, des infrastructures de transport : ces réalisations ne prospèrent durablement que si les entreprises publiques qui les sous-tendent sont bien gouvernées, rentables et alignées sur l’intérêt général. En veillant à ces conditions à l’échelle nationale, Mariatou Koné peut désormais démultiplier dans chaque région du pays ce qu’elle a patiemment construit dans le Nord.
Ce nouveau chapitre s’inscrit pleinement dans la Vision Côte d’Ivoire 2030 portée par le président Alassane Ouattara, structurée autour de la cohésion sociale, de la modernisation économique et du bien-être collectif.

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