
La Coupe du monde 2026 ne sera pas seulement un événement sportif historique avec 48 nations participantes. Elle constituera également une source de revenus sans précédent pour les fédérations qualifiées, notamment celles du continent africain.
Avant même le premier coup d’envoi prévu le 11 juin à Mexico, la FIFA est assurée de battre tous ses records financiers. L’instance dirigée par Gianni Infantino table sur près de 9 milliards de dollars de recettes, soit plus du double des revenus générés lors du Mondial 2022 au Qatar. Cette hausse spectaculaire s’explique par l’augmentation des droits télévisés et par l’élargissement du tournoi de 32 à 48 équipes.
Pour accompagner les sélections qualifiées dans leur préparation, la FIFA a revu à la hausse les dotations initialement prévues. Après plusieurs mois de discussions avec les fédérations, l’instance mondiale a finalement porté l’aide à la préparation de 1,5 à 2,5 millions de dollars par équipe.
À cette somme s’ajoute une prime de qualification de 10 millions de dollars accordée à chacune des 48 nations participantes. Au total, chaque fédération percevra donc au minimum 12,5 millions de dollars avant même le début de la compétition.
Le futur champion du monde recevra quant à lui une récompense supplémentaire de 50 millions de dollars.
Outre ces montants, la FIFA prendra également en charge les frais d’hébergement, de restauration et de transport des délégations, dans la limite de cinquante personnes, à compter de cinq jours avant leur premier match et jusqu’à leur élimination ou leur sacre.
Pour les sélections africaines, cette manne financière représente un soutien considérable. Si des pays comme le Maroc, l’Afrique du Sud, l’Algérie ou l’Égypte disposent déjà de ressources importantes, d’autres fédérations dépendent fortement de ces dotations pour financer leurs stages, leurs déplacements et leurs matchs de préparation.
Afin de réduire les coûts, plusieurs équipes ont choisi d’effectuer une grande partie de leur préparation sur le continent africain. Le Maroc s’est ainsi préparé à Salé et à Rabat avant son départ pour les États-Unis, tandis que l’Afrique du Sud a privilégié Johannesburg avant de rejoindre son camp de base au Mexique.
Même avec l’aide de la FIFA, les dépenses restent importantes. Hébergement dans des hôtels de standing, transport des joueurs et des staffs, restauration, primes et logistique : une préparation de Coupe du monde représente un investissement considérable pour chaque fédération.

Pour équilibrer leurs budgets, les sélections peuvent compter sur plusieurs sources de financement : les sponsors, les recettes générées par les matchs amicaux et, dans certains cas, le soutien direct des États. Toutefois, selon plusieurs observateurs du secteur, les gouvernements ont tendance à réduire progressivement leur contribution, estimant que l’augmentation des dotations de la FIFA permet désormais aux fédérations de couvrir une part plus importante de leurs dépenses.
Pour les représentants africains qualifiés au Mondial 2026, cette hausse des primes constitue néanmoins une excellente nouvelle. Elle leur offre des moyens supplémentaires pour préparer la compétition dans les meilleures conditions et tenter de porter haut les couleurs du continent sur la scène mondiale.
Avec Jeune-Afrique

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