Après le départ d’Orbán, la CPI salue le retour de la Hongrie dans le giron du Statut de Rome

 

La Cour pénale internationale (CPI) a exprimé sa satisfaction après la décision de la Hongrie de révoquer sa notification de retrait du Statut de Rome, marquant ainsi un retour remarqué de Budapest au sein du système de justice pénale internationale.

Dans un communiqué publié à La Haye, la Cour a indiqué prendre acte « avec satisfaction » de la décision du gouvernement hongrois, officiellement notifiée au Secrétaire général des Nations unies le 29 mai 2026. Cette décision intervient dans le prolongement de la déclaration de la Présidence de l’Assemblée des États parties du 25 mai 2026.

Pour la CPI, ce revirement constitue un signal fort en faveur du multilatéralisme et de la lutte contre l’impunité. L’institution judiciaire internationale estime que ce choix témoigne d’un engagement renouvelé de la Hongrie envers les principes du Statut de Rome et l’objectif de poursuivre les auteurs des crimes les plus graves : génocide, crimes contre l’humanité, crimes de guerre et crime d’agression.

Un changement de cap après l’ère Orbán

Cette évolution intervient après une période de fortes tensions entre Budapest et la Cour pénale internationale sous le gouvernement de Viktor Orbán.

L’ancien Premier ministre hongrois s’était notamment illustré en accueillant officiellement le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu alors que celui-ci faisait l’objet d’un mandat d’arrêt émis par la CPI. Cette visite avait suscité de vives critiques de la part de nombreuses organisations de défense des droits humains ainsi que de plusieurs États parties au Statut de Rome.

Pour les observateurs, la décision actuelle des autorités hongroises traduit une volonté de normalisation des relations avec les institutions internationales et de réaffirmation de l’attachement du pays aux mécanismes du droit international.

Un enjeu mondial pour la justice internationale

Avec le maintien de la Hongrie dans le système de la CPI, l’institution conserve l’appui de 125 États parties répartis sur tous les continents.

Créée par le Statut de Rome adopté en 1998 et entré en vigueur en 2002, la Cour pénale internationale demeure la première juridiction pénale internationale permanente chargée de poursuivre les responsables des crimes les plus graves affectant la communauté internationale.

Dans un contexte géopolitique marqué par de multiples conflits armés et des accusations récurrentes de violations du droit international humanitaire, la décision hongroise est perçue comme un soutien important à l’architecture mondiale de lutte contre l’impunité.

Au-delà du cas hongrois, ce retour est interprété par plusieurs diplomates comme un rappel de l’importance du système multilatéral et du rôle de la justice internationale dans la préservation de l’État de droit à l’échelle mondiale.

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Retour en haut