Les plans stratégiques: outils modernes indispensables à la fois aux entreprises publiques et aux partis politiques
La Côte d’Ivoire, ces dernières a fait des plans stratégiques de développement des entreprises publiques, un passage obligé, de l’efficience de leur gouvernance. A cette politique, est associée l’élaboration de contrats de performance signés par les dirigeants sociaux.
Bien que détenant les compétences de sa compétence, la puissance publique (l’Etat) prend soin, malgré tout, de se mettre à l’abri de divers aléas, en dégageant des axes stratégiques assortis de plans d’actions opérationnelles.
Sans faux fuyant, chaque entreprise publique fait l’état des lieux à travers une analyse SWOT.
Sans tricherie ni complaisance, les facteurs internes et ensuite les facteurs externes sont pesés :
- Strengths (Forces) :
Les forces font référence aux initiatives internes qui obtiennent d’excellents résultats. Il s’agit des atouts sur lesquels vous avez un contrôle total. Pour analyser vos forces, posez-vous ces questions :
- En quoi notre entreprise se démarque-t-elle de la concurrence ?
- Quels sont nos avantages technologiques ou humains ?
- Weaknesses (Faiblesses) :
Les faiblesses de l’entreprise font référence aux initiatives internes moins performantes. L’identification de ces lacunes constitue le point de départ de votre amélioration. Demandez-vous :
- Sur quels points devons-nous nous améliorer ?
- Quelles ressources nous manquent pour obtenir de meilleurs résultats ?
- Opportunities (Opportunités) :
Les opportunités sont des éléments extérieurs à votre entreprise que vous pourriez exploiter pour vous placer dans une position concurrentielle plus forte. Demandez-vous :
- Quelles sont les nouvelles tendances du marché que nous pourrions capter ?
- Y a-t-il des changements réglementaires ou technologiques en notre faveur ?
4- Threats (Menaces)
Les menaces font référence aux domaines externes susceptibles d’entraîner des problèmes. Elles sont hors de votre contrôle, mais vous devez les anticiper. Demandez-vous :
- Sur quels points nos concurrents obtiennent-ils de meilleurs résultats ?
- Notre secteur subit-il une crise économique ou une pénurie de talents ?
NB : la démarche requiert aux analystes, un degré de sérieux, de sorte que généralement aucun dirigeant d’entreprise publique n’y associe ses larbins.
Par exemple, dans la rubrique menaces, l’hypothèse qui revient le plus souvent, c’est que ferait l’entreprise en cas d’éclatement d’une crise politique rendant impossible la tenue d’élection.
Mais le paradoxe est que, tandis que les démembrements de l’Etat ( les entreprises publiques et les EPN) élaborent des simulations d’hypothèses A, B, C, D…, les partis politiques parties prenantes de l’environnement socio-politique, pour la plupart du temps plombés par la vieille école, font peu de planification ni d’hypothèses, A,B, C.
C’est dans cette grisaille que se trouvent les partis politiques en Côte d’Ivoire.
A l’exception du PDCI qui de façon magistrale menacé de subir l’annulation de son congrès ténu et contesté, a su prendre les devants non seulement pour annuler lui-même ledit congres, mais également reprogrammé un nouveau congres en moins de deux jours pour élire son président, le PPA-CI, a assisté passif sans prévoir de plan de substitution à la candidature, dont la présomption d’être rejetée par le Conseil Constitutionnel était forte et prévisible.
Or, très tôt, bien avant les ennuis judiciaires d’Ousmane SONKO au Sénégal ( arreté en Avril 2023, l’idée de Plan B était déjà sur les lèvres par l’opinion publique ivoirienne, et surtout venant de l’intérieur du parti. C’est le cas de cet encadré datant du 31 décembre 2023. NB : Dès 2022, après l’échec du dialogue Gouvernement Achi /Délégation PPA-CI, tenue en janvier février, les militants de base surtout, nous suggéraient de la base au sommet la recherche d’un plan B, dont nous avons trouvé le profil en la personne du Dr Ingénieurs des Ponts et Chaussées Ahoua Don Mello, dès les jours suivant sa nomination dans l’alliance internationale des BRICS, fin 2023.
En clair, avant que l’idée de plan B, n’effleure l’esprit des sénégalais encore moins de Sonko, en Côte d’Ivoire, le sujet faisait déjà débat dans les réseaux PPA-CI, même si aucun nom ne circulait en 2021 et 2022.
CHRONIQUE DE LA NOUVELLE DONNE…
« Grande offensive de la diplomatie russe dans le Golfe de Guinée, en choisissant Abidjan comme centre de pivotement et d’impulsion de sa stratégie : extension sur Ouagadougou des pouvoirs de son ambassadeur basé à Abidjan. Nomination d’un africain Chef des Projets Stratégiques de l’Alliance Internationale des BRICS, avec obligation de résidence à Abidjan
( Don Mello).Le pion de l’OTAN dans la zone (Ouattara) et sa pièce de rechange
( Thiam),résidant également à Abidjan, aux abords du Golfe de Guinée. Égalité parfaite entre Paris et Moscou.
Les observateurs y perçoivent la configuration des candidats à la prochaine présidentielle.
S’agissant de AHOUA Don Mello, qui sait si le successeur de Mandela en Afrique (Laurent GBAGBO) n’a pas suivi les conseils de BÉDIÉ, qui a su garder, soigneusement, THIAM à l’abri, pour le lancer à la présidentielle de 2025?
Tout en ne baissant pas les bras, dans notre lutte pour son éligibilité, il ne faut (cependant) pas croire que le Président Laurent Gbagbo ne préparerait pas un plan B, sachant la détermination du RHDP à ne pas bouger d’un iota sur la question.
Dans cette perspective, sauf erreur d’appréciation, la prochaine présidentielle opposera un candidat favorable au bloc Occidental, c’est-à-dire OTAN et la Finance internationale
(OUATTARA ou THIAM) d’une part et d’autre part un candidat favorable aux BRICS (Laurent GBAGBO ou DON MELLO).
NB: » Une réalité n’a jamais cessé d’exister parce que des gens auraient décidé de l’ignorer», disait un coach en leadership. Bonne année 2024.
Kouakou Dapa Donacien.CR PPA-CI, Gontougo (Bondoukou-Tanda-Sandégué).
Email dapadonacien@gmail.com.
Extrait de la plateforme officielle whashap du PPA-CI dans sa publication du 31/12/2023
A l’analyse, c’est parce que Ousmane SONKO, a estimé que l’idée que bottait en touche le PPA-CI en Côte d’Ivoire, n’était pas si mauvaise, qu’il l’a appliquée à lui-même au Sénégal.
Et aussi surprenant qu’incroyable, au lendemain du triomphe du plan B au Sénégal, se tenait le Comité Central de choix du candidat du PPA-CI pour la présidentielle de 2025.
Commentant, à chaud l’actualité du Sénégal, le Président Laurent Gbagbo a eu juste le micro, pour dire que son option personnelle en ce qui le concerne en Côte d’Ivoire, c’était la proposition d’un plan B, selon le modèle sénégalais.
Rapidement, le micro lui fut retiré avec tact, au contraire de ce militant avisé du PPA-CI, dont le corps a failli être jeté au dehors, dès qu’il proposait une candidature alternative à celle de Monsieur Tidjane THIAM.
Ce n’est pas parce que le Président Laurent Gbagbo nous appelés «révoltés » ou « rebelles » deux ans plus tard, pour avoir vu et appliqué sa perception authentique initiale : le plan B, à savoir une candidature de substitution, que je me permettrais de tronquer les faits.
Tous les participants au Comité Central qui ont été attentifs pourront témoigner de ce que, le PPA-CI est passé à côté de l’essentiel avec ses conséquences de zéro candidat à la présidentielle, zéro élu député, zéro élu sénateur, zéro élu au Conseil Régional, et suspension ou radiation de ses 3 élus maires, parce qu’il a fait plus confiance aux voix qui criaient plus fort : « crucifiez les plus lucides favorables au Plan B » .
En tant qu’ancien Président de la République, il aurait dû faire plutôt confiance à son intuition qui lui disait, que la solution sénégalaise était la meilleure. Intuition qu’il a avouée devant nous.
C’est le lieu de rappeler qu’en Afrique, et surtout dans notre pays, le populisme a plus contribué à désorienter nos présidents de partis politiques, les déconnectant de ce qui devrait.
Ah, quand je me souviens des messages de félicitations qui fusaient de par le Monde et de l’Afrique surtout, lorsque le Président Alassane OUATTARA renonça à briguer un mandat en 2020.
Ah, quand je visualise dans mon imagination les images d’une tournée africaine, capitales après capitales, de l’ex prisonnier de la Haye , dans le rôle de médiateur, consolidant la cohésion des blocs régionaux ( Afrique Centrale, Afrique Australe, Afrique de l’Ouest, Afrique du Nord, très loin du championnat politique national, convenable à la génération légèrement au-dessus de celle de Ousmane Sonko,Bassirou Diomaye Faye à savoir Patrice Talon, John Dramani, Don-Mello, Affi Nguessan, Simone Ehivet Gbagbo…
Au lieu de cela, ce sont au contraire des communications malhabiles qui tentent de faire croire que le Plan B n’aurait pas marché au Sénégal.Erreur d’appréciation.
Diomaye Faye du PASTEF est toujours Président. Le PASTEF contrôle le Parlement. Et surtout, il ne faut pas l’oublier, le Sénégal est stable. Tandis qu’Ousmane SONKO requinque et rallume la flamme militante du PASTEF, Diomaye Faye magistralement élargit ses bras pour ratisser dans les autres partis politiques en contenant et éteignant les étincelles des vautours de la communauté internationale. Les deux savent d’où ils viennent et où ils s’en vont.
Sonko, qui ne change pas de parole a tenu à rassurer que le Parlement ne sera pas le cimetière politique de Diomaye Faye.
En plus, Diomaye Faye a magistralement esquivé le piège tendue par l’opposition de la sophiste avocate Maitre Aissata Tall Sall qui faisait une belle équipe avec Maitre Bocounta Diallo, dans le procès très médiatique des généraux Lassana Palenfo et Abdoulaye Coulibaly en 2001 ; Un véritable régal et lieu de formation en Droit à l’époque. Des plaidoyers qui nous ont façonnés.
Là où l’opposition s’attendait à ce que le buteur du PASTEF ( Dimoaye Faye) blesse le Défenseur du Pastef (Sonko), Bachirou Diomaye Faye s’abstient de saisir le Conseil Constitutionnel.
En somme, en plus du Plan B, qui demeure et produit ses bons fruits, un Plan C est actionné positionnant Sonko au Parlement.
Au Sénégal de Cheickh Anta Diop, Senghor, et du footballeur, Jules Francois Bocandé, on sait aller au-delà du nombrilisme pour penser à la NATION.
Et si d’aventure, en 2029, le jeune Diomaye Faye, garde son sang-froid, comme Sonko qui aura également fait preuve de haute politique sans chercher à écourter le Mandat en cours de Faye, pourquoi ne laisserait il pas la place à Sonko faire un mandat ?
Ce serait le plan D.
Le temps pour Faye de se prépare pour revenir 8 ans après sa période sabbatique. Ce serait le Plan E. Le Sénégal et le Bénin sont les métronomes de la démocratie en Afrique de l’Ouest.
Ce palmarès vaut son pesant d’or. Le Sénégal politique est différent de la Cote d’Ivoire politique. Notons-le.
KOUAKOU Dapa Donacien
Juriste. Ex-Coordonnateur Régional PPA-CI Gontougo
Promoteur de Plan B au PPA-CI suspendu.
Email :dapadonacien@gmail.com

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