La problématique du prix au cœur de la première édition du Forum africain sur le financement et l’investissement du cacao en Afrique

Dans le cadre de la durabilité du secteur cacaoyer africain, S.E.M. Aly Touré, porte-parole des pays producteurs de l’Organisation internationale du cacao, a prononcé une communication majeure lors de la première édition du Forum africain sur le financement et l’investissement du cacao en Afrique (ACFIF 2026), tenue le mercredi 6 mai à la Bourse de Londres, au Royaume-Uni.

Le forum a été organisé par Cocoa Trade & Invest Africa et DMA Invest, en collaboration avec l’Institute of Directors Africa Group.

Les ambassadrices de la République de Côte d’Ivoire, S.E. Mme Sara Amani Affoué, et de la République du Ghana, S.E. Mme Sabah Zita Benson, ont rehaussé de leur présence cette importante rencontre, renforçant ainsi l’initiative Côte d’Ivoire-Ghana.

En effet, ce forum de haut niveau avait pour objectif de répondre à l’un des défis majeurs de la production et du commerce du cacao : le manque de financement adéquat de la filière.
Parmi les intervenants figuraient notamment l’ancien président de la République du Ghana, S.E.M. John Agyekum Kufuor, S.E.M. Michel Arrion, Dr Ransford Abbey, S.E.M. Alex Assanvo, ainsi que plusieurs personnalités du monde industriel, des opérateurs économiques et du secteur bancaire.

Face à la mévente des fèves de cacao et à la volatilité des prix sur le marché international, l’ambassadeur Aly Touré a profité de cette tribune pour sensibiliser les participants sur la question cruciale du prix payé aux producteurs. Selon lui, il existe un lien direct entre le prix du cacao, la durabilité de la filière et le financement du secteur.

« Le succès et la rentabilité de la mobilisation des capitaux dépendront de la durabilité du secteur cacao, laquelle dépend elle-même d’un prix rémunérateur du cacao », a-t-il souligné.

Il convient de rappeler que le marché mondial du chocolat est évalué à plus de 100 milliards de dollars américains, alors que les producteurs de cacao ne perçoivent qu’une infime partie de cette richesse, soit entre 5 % et 6 % du prix de détail d’une tablette de chocolat.

Cette situation demeure l’un des problèmes persistants de la chaîne de valeur du cacao, la majorité des bénéfices étant captée par les fabricants de chocolat, les distributeurs et les détaillants.
L’Organisation internationale du cacao (ICCO), sous la direction de Michel Arrion, a d’ailleurs adopté deux plans stratégiques d’action (2019-2024 et 2024-2029) mettant l’accent sur les revenus de subsistance des producteurs, la durabilité et la transparence du marché.

Selon le porte-parole des pays producteurs, des prix rémunérateurs permettant aux producteurs de bénéficier de revenus décents favoriseraient la durabilité économique, environnementale et sociale du secteur cacaoyer. Une telle dynamique encouragerait également davantage d’investissements grâce à un meilleur financement de la filière.

Pour Aly Touré, l’essentiel demeure la mise en place d’un prix du cacao suffisamment rémunérateur afin de garantir des conditions de vie décentes aux producteurs.

Fait à Londres, le 8 mai 2026.
Service de communication de la Représentation permanente de la Côte d’Ivoire à Londres.

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