Dissolution de la Commission Électorale: Opposition et pouvoir d’accord sur la nécessité d’une nouvelle architecture électorale

La dissolution de la Commission Électorale Indépendante révèle une profonde divergence d’analyse entre l’opposition ivoirienne et le pouvoir autour de la réforme du système électoral.

D’un côté, plusieurs partis et personnalités de l’opposition saluent une décision qu’ils considèrent comme une reconnaissance tardive du « caractère contesté, partisan et déséquilibré » de la CEI. Dans leur déclaration conjointe, ils estiment que l’institution a perdu sa crédibilité au fil des scrutins et réclament désormais un organe électoral totalement indépendant du pouvoir politique et de toute tutelle ministérielle. Ils plaident également pour une réforme légale consensuelle impliquant l’ensemble des forces politiques et de la société civile.

À l’inverse, le Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix (RHDP) défend le bilan de la CEI, rappelant qu’elle a été créée sur la base d’un consensus politique et qu’elle a organisé les élections ivoiriennes durant vingt-cinq ans. Le parti au pouvoir reconnaît néanmoins que l’institution faisait l’objet de critiques récurrentes, qu’il juge souvent « infondées ». Pour le RHDP, la dissolution traduit surtout la volonté du président Alassane Ouattara de préserver un climat de paix et de confiance avant la mise en place d’un nouveau mécanisme électoral.

Ainsi, si opposition et pouvoir convergent sur la nécessité d’une nouvelle architecture électorale, ils divergent profondément sur les causes de la dissolution et sur la responsabilité de la CEI dans les crises de confiance électorale en Côte d’Ivoire.

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