Accra, avril 2026 – Dans le cadre des consultations engagées par l’Organisation internationale du cacao, le porte-parole des pays producteurs, Aly Touré, a effectué une visite de travail à Accra, au Ghana, auprès des responsables du Ghana Cocoa Board.
La délégation ivoirienne a été reçue par le directeur général du Cocobod, Ransford A. Abbey, entouré de ses principaux collaborateurs, dont les responsables en charge de la recherche, des opérations et des finances. Michel Arrion a également pris part à cette rencontre.
Vers une meilleure régulation du marché du cacao
Au cœur des échanges : la situation du marché mondial du cacao et la question cruciale des prix, jugés insuffisamment rémunérateurs pour les producteurs.
Dans la perspective des travaux du groupe de travail mis en place par le collège des producteurs de l’ICCO, Aly Touré a sollicité l’expertise du Ghana, qui préside cette instance stratégique dédiée aux marchés et aux prix.
Les discussions ont également permis de faire un tour d’horizon des défis structurels de la filière, notamment la durabilité de l’économie cacaoyère mondiale, où les producteurs restent le maillon le plus vulnérable de la chaîne de valeur.
Un appel à l’unité des pays producteurs
À l’issue des échanges, le porte-parole des pays producteurs a plaidé pour un renforcement de la solidarité entre États producteurs, condition essentielle pour peser davantage dans la gouvernance mondiale du cacao.
« Les pays producteurs de cacao ont besoin d’être protégés et mieux encadrés. Nous devons construire un collège uni, capable de défendre efficacement les intérêts des producteurs », a-t-il déclaré.
Un enjeu stratégique pour l’Afrique de l’Ouest
Cette visite s’inscrit dans un contexte de recomposition des équilibres au sein de la filière cacao, dominée par les pays d’Afrique de l’Ouest, notamment la Côte d’Ivoire et le Ghana, premiers producteurs mondiaux.
Elle traduit également la volonté des acteurs africains de peser davantage sur les mécanismes de fixation des prix, dans un marché encore largement influencé par les grandes multinationales du négoce et de la transformation.
Source : Service de communication de la Représentation permanente de la Côte d’Ivoire à Londres







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