La situation des droits humains en Côte d’Ivoire suscite des préoccupations croissantes, selon Hervé Delmas Kokou, directeur exécutif de Amnesty International Côte d’Ivoire.
Lors d’une intervention récente, il a dénoncé un rétrécissement de l’espace civique, marqué par des arrestations et détentions jugées arbitraires, en particulier durant la période électorale. Il a notamment évoqué des atteintes à la liberté d’expression et de réunion, illustrées par des cas d’intimidation de journalistes et l’interdiction de manifestations de partis d’opposition.
Parmi les événements cités figurent les rassemblements des 4 et 11 octobre organisés par le Parti démocratique de Côte d’Ivoire et le Parti des peuples africains – Côte d’Ivoire, interdits au motif de « troubles à l’ordre public ».
Le responsable a également pointé un décret ministériel suspendant, pour une durée de deux mois, l’ensemble des manifestations et meetings politiques, à l’exception de ceux des cinq candidats officiellement retenus pour l’élection présidentielle.
S’appuyant sur des données du Conseil de sécurité des Nations unies, il a indiqué que ces tensions ont entraîné la mort de 11 personnes, dont un gendarme, ainsi que l’arrestation de 1 658 individus.
Hervé Delmas Kokou est également revenu sur plusieurs cas d’interpellations, notamment celles de Duggary Assy, de dix enseignants du secteur de l’éducation et d’Ibrahim Zigui, dénonçant « des violations de certaines procédures ».
Au-delà des libertés publiques, l’organisation alerte aussi sur des enjeux sanitaires et sociaux. Elle évoque notamment une épidémie de choléra ayant causé 21 décès, la recrudescence des violences basées sur le genre, en particulier les féminicides, ainsi que les difficultés d’accès à la justice pour les victimes et l’insuffisance des mécanismes d’indemnisation en cas d’expulsions forcées.
Un recul global des droits humains
De son côté, Hervé Bonfin, président du conseil d’administration de Amnesty International Côte d’Ivoire, a dressé un constat préoccupant de la situation des droits humains à l’échelle mondiale, notamment en Afrique.
L’organisation a réaffirmé son engagement à renforcer ses actions de plaidoyer et appelle les États à respecter les lois nationales ainsi que les conventions internationales auxquelles ils ont souscrit.
HANN
AMNESTY INTERNATIONAL PARLE DE DÉTENTION SANS FONDEMENT DE FEMMES ENCEINTES À LA MACA#CIV225 pic.twitter.com/XEZ1s88ldE— Mel Essis Kouadio (@MelEssisKouadio) April 21, 2026







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