La Commission électorale “indépendante” en 2025: « Quelles réformes ?»

Petrouce Gnagne

« Quelle monture réformée de la Commission électorale indépendante (CEI), adaptée à une joute électorale juste, équitable, transparente et inclusive pour 2025 en Côte d’Ivoire ? ».

« Ainsi, sans publicité gratuite et encore moins de concurrence télévisuelle, je tiens à féliciter la Nouvelle Chaîne Ivoirienne (NCI) à travers Ali Diarrassouba EBONY 2020, animateur du talk-show politique sur la plateforme NCI 360, qui donne la parole aux Ivoiriens de tous bords politiques pour qu’ils expriment leurs opinions en toute liberté d’expression, alors qu’à l’opposé, il est dommage que la RTI, la télévision publique traditionnelle, qui devrait le faire en tant que leader naturel de l’audimat ivoirien, ne le fasse pas.

C’est dommage pour la RTI qui est richement financée par les redevances des Ivoiriens. Il est indispensable dans une démocratie de clarifier les questions politiques importantes à leurs concitoyens avant une élection présidentielle « cruciale » en 2025, qui se prépare dans un climat de tension, car ces élections seront générationnelles, à moins que la volonté de bien faire dans le choix des candidats dans chaque chapelle politique sans exclure d’autres candidats potentiels dont plus d’un ivoirien veut que la raison l’emporte pour me faire mentir.

De l’extérieur, que suis-je pour l’intérêt capital universel de chaque Ivoirien, j’ai aménagé mon emploi du temps pour suivre attentivement, vu l’importance, le débat sur la Commission Electorale Indépendante (CEI) le dimanche 30 juin 2024 à 20h 05 et regardez le replay le lundi 1er juillet à 9h. COULIBALY-KUIBIERT Ibrahim, Président de la Commission Électorale Indépendante, qui a débattu avec MM. Geoffroy Julien KOUAHO, Constitutionnaliste, éditorialiste, Alafe Wakili, Journaliste – DG Intelligent d’Abidjan et Jérôme N’Dri, Journaliste politique – Nouveau Réveil sur la scène du débat politique du NCI sous le contrôle du présentateur Ali Diarrassouba.

Selon mon analyse, visant à attirer l’attention des Ivoiriens sur le débat relatif à la Commission Électorale Indépendante (CEI), M. COULIBALY-KUIBIERT Ibrahime, Président de la Commission Électorale Indépendante, s’est très bien défendu, et il faut le lui reconnaître, puisqu’il connaît bien cette maison électorale ivoirienne pour y avoir résidé pendant 4 ans, 9 mois et 0 jour, du lundi 30 septembre 2019, date de son élection-nomination comme Président de la CEI, au 30 juin 2024, date du débat sur la Nouvelle Chaine Ivoirienne (NCI).

Il est également à noter qu’il n’y avait pas de spécialistes des élections en face de lui pour poser des questions techniques afin d’aborder les problèmes fondamentaux de l’institution chargée de l’organisation et de la supervision des élections (CEI), tels que les problèmes liés au consensus du personnel décisionnel entre le gouvernement (parti au pouvoir) et l’opposition, et les décisions consensuelles restent parfois sans réponse, voire non résolues.

Sans compter que l’appareil du système électoral ivoirien, connu sous le nom de Commission électorale indépendante (CEI), est en fait dépendant d’un trop grand nombre de représentants très influents tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de la CEI.

Au sein de la CEI, il existe un déséquilibre entre l’offre et la demande et la pratique qui l’empêche d’être véritablement indépendante, transparente et inclusive, la réduisant de facto à une importance nulle, car la CEI ne répond pas aux attentes placées en elle par la Ivoiriens.

L’ironie est que la CEI, qui devrait rassembler les Ivoiriens, les divise. Pire encore, la CEI déclenche des guerres entre Ivoiriens et Ivoiriens, aussi vaut-il mieux faire confiance au Ministère de l’Intérieur pour organiser à nouveau les élections, la Côte d’Ivoire jouissant de toutes les facultés d’un pays normal tant sur le plan national qu’international.

Lorsque le constitutionnaliste Geoffroy Julien KOUAHO l’a poussé à bout avec une question, M. COULIBALY-KUIBIERT Ibrahime a ironisé sur le passage de Geoffroy Julien KOUAHO à la CEI en tant qu’expert. Il faut le dire haut et fort, le président COULIBALY-KUIBIERT Ibrahime se défend très bien avec les moyens institutionnels dont il dispose lorsqu’on lui offre une tribune télévisée pour parler de la CEI. Oui, il faut le lui reconnaître, il parle si bien et de façon si convaincante, mais c’est le jour et la nuit dans la pratique, d’autant plus que beaucoup d’Ivoiriens et toute l’opposition ivoirienne se plaignent de la CEI.

Croire en la bonne foi du Président COULIBALY-KUIBIERT Ibrahime comme étant de bons samaritains et des enfants de chœur qui dirigent la CEI pour que la CEI ne puisse pas faire gagner un candidat alors voici mes requêtes :

Pourquoi ne pas confier la présidence de la très critiquée CEI à l’opposition ?

D’autant plus que c’est l’opposition qui a occupé la présidence à deux reprises en 2010, surtout que la CEI n’accorde aucune faveur et ne peut aider un candidat à gagner une quelconque élection en Côte d’Ivoire ?

2-Pourquoi la CEI, COULIBALY-KUIBIERT version Ibrahime, refuse-telle d’auditer le fichier électoral pour rassurer les citoyens et dissiper les accusations de fraudes potentielles formulées par un grand nombre d’Ivoiriens ?

Pour bien remplir sa mission, la CEI devrait s’attacher les services des experts électoraux des Nations Unies pour nettoyer les doublons, les croquis de décès et même les erreurs de noms sur le fichier électoral pour des résultats inattaquables au soir de l’élection présidentielle de 2025 ?

3-Je propose d’auditer même les cartes électorales, car pour éviter qu’un citoyen ne vote plusieurs fois, il est nécessaire d’avoir des garanties de sécurité biométriques installées dans les cartes et des numéros uniques. C’est tout ce qu’il y a à dire et à faire, parce que le système électoral de la CEI est avant tout plus convivial sur le plan informatique. Mais maintenant, le Président COULIBALY-KUIBIERT Ibrahime doit joindre l’acte à la parole et prendre en compte les irrégularités de la liste électorale, en vue d’auditer la liste électorale provisoire et de la rendre définitive, immuable, irrévocable, voire permanente six à trois mois avant les élections présidentielles de 2025.

Si vous le faites, Monsieur le Président de la CEI, vous serez le chouchou du peuple ivoirien, car vous aurez épargné à la Côte d’Ivoire une crise post-électorale, et lui aurez épargné sa coloration de morts. C’est pourquoi, devant la nation, j’exhorte Ali Diarrassouba à organiser une rencontre entre les représentants des partis politiques et le président de la CEI,

suivie d’une autre rencontre avec la société civile et le président de la CEI, pour en débattre sous les yeux et à la connaissance du peuple ivoirien, afin que les autorités, parti au pouvoir et opposition confondus, s’accordent sur un cadre pour une CEI qui promette une élection libre, transparente et crédible pour le bonheur des Ivoiriens. Qui veut aller loin ménage sa monture ! La présidentielle 2025, c’est maintenant, demain, il sera trop tard pour regretter 202 ! » Petrouce Pierre Nicaise GNAGNE-Membre du Bureau Politique du Pdci-Rda.

Avec Ledebativoirien.net

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