Les propos attribués à Nady Bamba, affirmant qu’« il n’y a pas de gauche ivoirienne comme on le pense », ont suscité étonnement, incompréhension et, pour certains, indignation. Car au-delà de la polémique, cette affirmation pose une question fondamentale : peut-on sérieusement nier l’existence historique et idéologique de la gauche en Côte d’Ivoire ?
La réponse est non. Et elle mérite d’être expliquée.
ET POURTANT, LA GAUCHE IVOIRIENNE EXISTE, ET DEPUIS DE NOMBREUSES DÉCENNIES !!!
Depuis quelques jours, la presse ivoirienne et de nombreux commentaires sur les réseaux sociaux rapportent des propos qui auraient été tenus par Madame Nadiany Bamba, épouse Gbagbo.
Ainsi, elle aurait déclaré ceci : « Il n’y a pas de gauche ivoirienne comme on le pense… Cette vérité est ressentie par de nombreux citoyens. »
En ma qualité d’ancien militant du FPI et de militant de base du PPA-CI, je tiens à afficher mon désaccord profond avec une telle opinion.
Premièrement, une telle affirmation est un terrible doigt d’honneur à l’endroit de toutes ces personnalités et de tous ces militants qui ont marqué (et continuent de marquer) l’histoire de la gauche ivoirienne. Elle fera certainement se retourner dans leurs tombes Harris Memel-Fotê, Bernard Dadié, Barthélemy Kotchy, Boga Doudou, Sangaré Aboudramane, Zadi Zaourou, Wodié, etc.
Une telle déclaration vise à nier le combat et les terribles sacrifices de tous ces combattants de la liberté, à commencer par les fondateurs du Front populaire ivoirien en 1982 et 1988, dont Laurent Gbagbo, Simone Ehivet, Dago Kokora…
NON, JE NE SUIS PAS D’ACCORD !!!
Deuxièmement, nier l’existence de la gauche ivoirienne, c’est déchirer le manifeste, les statuts et le règlement intérieur du PPA-CI, qui déclarent textuellement que « le PPA-CI est un nouveau parti de gauche, socialiste et panafricaniste. Il a pour doctrine le socialisme démocratique » (voir pages 3 et 13 du manifeste et article 4 des statuts).
NON, JE NE SUIS PAS D’ACCORD !!!
Troisièmement, cette opinion vise à invisibiliser tout le combat politique de Laurent Gbagbo, que de nombreux Ivoiriens ont suivi non pas pour son nom, mais pour les idées novatrices que ses camarades et lui ont su développer pour notre pays : projet de société, programme de gouvernement. Ce sont ces idées et ce combat, faits de sacrifices et d’engagement, qui ont fait de Laurent Gbagbo un nom qui compte aujourd’hui. Ramener le combat et l’héritage politique de Laurent Gbagbo à sa seule personne, c’est le faire mentir lui-même.
NON, JE NE SUIS PAS D’ACCORD !!!
Ambroise Gnahoua,
Militant de base du PPA-CI







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