Côte-d’Ivoire: après la dissolution de la CEI, Pascal Affi N’Guessan appelle à un organe électoral « au-dessus de la mêlée »

La dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) en Côte d’Ivoire continue de provoquer des réactions au sein de la classe politique, notamment du côté de l’opposition. Le président du Front populaire ivoirien (FPI), Pascal Affi N’Guessan, a réagi en exprimant à la fois une critique sévère de l’institution sortante et une attente forte quant à la mise en place du futur dispositif électoral.

Pour Affi N’Guessan, la décision du gouvernement constitue avant tout « la sanction de l’échec » de la CEI, dirigée par Ibrahime Coulibaly-Kuibiert. Une appréciation en décalage avec celle du président de l’institution, qui défendait récemment un bilan qu’il jugeait positif à la tête de la commission. Cette divergence illustre une nouvelle fois la fracture persistante entre pouvoir et opposition sur la question de la crédibilité du processus électoral.

Dans le même temps, le leader du FPI se projette vers l’avenir en appelant à la création d’un « nouvel organe consensuel dirigé par des gens qui vont se mettre au-dessus de la mêlée ». À travers cette déclaration, il réaffirme une revendication centrale de l’opposition ivoirienne : disposer d’une instance électorale véritablement indépendante, capable d’arbitrer le jeu politique sans suspicion de partialité.

Cette prise de position intervient alors que le gouvernement, sous l’autorité du président Alassane Ouattara, justifie la dissolution de la CEI par la volonté de mettre en place un mécanisme « plus crédible, inclusif et consensuel ». Si les objectifs affichés semblent converger dans le discours, les interrogations demeurent quant aux modalités concrètes de cette réforme, notamment sur la composition du futur organe et les garanties d’indépendance qui l’accompagneront.
Dans un contexte politique marqué par une méfiance récurrente autour des processus électoraux, la réaction de Pascal Affi N’Guessan traduit à la fois une défiance vis-à-vis du passé et une prudente ouverture à une possible refondation. Reste à savoir si cette réforme annoncée permettra réellement de rebâtir la confiance entre les acteurs politiques ou si elle donnera lieu à de nouvelles contestations à l’approche des prochaines échéances électorales.

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