Défense/La France achève le retrait de ses troupes du Niger

“Aujourd’hui marque la fin du processus de désengagement des forces françaises au Sahel”, a déclaré le lieutenant de l’armée nigérienne Salim Ibrahim lors d’une cérémonie à la base aérienne de Niamey, qui abritait autrefois certaines troupes françaises.

La cérémonie s’est conclue par la signature d’un document conjoint par le chef d’état-major de l’armée nigérienne, le colonel Mamane Sani Kiaou, et le commandant des forces françaises au Sahel, le général Eric Ozanne, a précisé Ibrahim.
La signature a eu lieu en présence du chef d’état-major général des Forces armées togolaises et de l’attaché militaire américain.

La base aérienne a été rétrocédée à l’armée nigériane.

Aucun incident majeur n’a été enregistré lors du retrait, a déclaré Ibrahim.

Fin juillet, un groupe d’officiers, sous-officiers et soldats de rang au Niger, avait annoncé l’éviction du président Mohamed Bazoum.
Ils ont ensuite créé le Conseil national de sauvegarde de la patrie, dirigé par le général Abdourahmane Tchiani, pour diriger le pays.

Les nouveaux dirigeants du pays ont nié les accords avec Paris autorisant le déploiement de troupes françaises au Niger pour lutter contre les groupes extrémistes.

La France a commencé à retirer ses troupes de ce pays africain le 10 octobre. À cette époque, il y avait environ 1 400 militaires français au Niger.

Le Niger, le Mali et le Burkina ont formé depuis une coalition contre les groupes rebelles. Les premiers succès ont été observés au nord du Mali par la reprise de Kidal aux rebelles.

Toute chose que la coalition des armées européennes qui avait envahi le Mali fut incapable de faire durant de longues années.

Avec Agences AFP/Tass

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2 réflexions au sujet de “Défense/La France achève le retrait de ses troupes du Niger”

  1. Pouaaahhhhh…. Et maintenant après ? Maintenant que la France est complètement partie ou a dégagé, tous les problèmes du Niger vont-ils s’évaporer ? Le mot souveraineté est un mot de passe passe-partout. C’est facile à utiliser pour haranguer les pauvres masses populaires ignorantes et parfois incultes. Il n’y avait aucune raison de faire partir la France du jour au lendemain. On pouvait juste redéfinir le cadre de la coopération militaire. L’Allemagne, le Japon etc… ont des bases militaires étrangères mais les Allemands et Japonais sont-ils pauvres ou non-souverains pour autant ? Non. Bien au contraire ils sont respectivement les 3ème et 4ème puissances économiques mondiales.

    Voici des minables comme Tchiani qui se lèvent avec quelques amis pour prendre en otage un président élu parce qu’il devait être remplacé de son poste. Ce minable Tchiani était pourtant bien corrompu et était un pion essentiel dans le dispositif militaire de ce pays pendant des décennies.

    Des minables qui n’ont aucune solution à aucun vrai problème de nos peuples et qui agissent comme des dictateurs sans liberté aucune pour les populations. Regardez au Burkina, Mali, Guinée avec des arrestations arbitraires et persécutions de tous ceux qui pointent du doigt leurs gabégies (pourtant critiquées par eux-mêmes et utilisées comme argument pour faire des coups d’état) et autres dérapages. Aucune opposition. Aucune contradiction. Il faut juste chanter les louanges des minables en treillis ou on subit les conséquences.

    Au-delà des gémissements de ces panafricons, pardon panafricanistes, qui s’enrichissent eux-mêmes, quelqu’un peut-il nous dire en quoi les conditions de vie des Maliens, Burkinabè ou Guinéens et même Nigériens ont évolué positivement ? C’est pire qu’avant ces minables militaires. Hélas !

  2. ÷÷÷÷÷÷÷÷÷ LES 3 (TROIS) CHAUDRONS DE SATAN ÷÷÷÷÷÷÷÷÷
    De Venance Konan, in « Nègreries »

    Un visiteur en enfer découvre 3 énormes chaudrons au feu et demande à Satan ce qu’ils contiennent. Surtout, pourquoi l’un est fermé hermétiquement, scellé avec une grosse pierre sur le couvercle ; le deuxième est fermé simplement, et le troisième est laissé ouvert ? Satan répond :
    – Dans le premier, ce sont les Asiatiques. C’est hermétiquement scellé parce qu’ils sont si solidaires, que si un seul réussit à sortir, il mettra tout en œuvre pour faire sortir tous les autres ;
    – Dans le deuxième, ce sont les Blancs. Ils ne sont pas très solidaires, mais ils sont très malins, et pourraient tous trouver le moyen de s’échapper?;
    – Quant au troisième chaudron laissé ouvert, il contient les Noirs. Il est inutile de les surveiller parce que même si l’un d’eux essayait de s’échapper, ce sont ses propres frères Noirs qui le retiendront afin qu’ils restent TOUS dans le chaudron.
    ——————-
    On a ici une parfaite illustration de cette fable de VK?: si détestables et condamnables que soient les coups d’Etat, ils se révèlent être la seule alternative offerte aux populations quand le minimum de liberté, de dignité et d’horizon ouvert leur est refusé. Bazoum n’a pas été dégagé parce qu’il ne réussissait pas économiquement, ou parce qu’il était haï. D’abord mal élu parce que Issouffou voulait se garder un pantin au Palais afin de couvrir ses arrières et préparer une succession dynastique à son fils, l’homme brillera par un anachronisme inexplicable : libérer des rebelles au nom de sa propre proximité ethnique et raciale, dans une guerre meurtrière où ses propres troupes perdaient des Hommes par dizaines. Tiani n’est ni un héros, ni un personnage irréprochable (je me risquerai même à dire, ni recommandable); il est juste le fruit, l’aboutissement qu’a imposé une système inique et inacceptable, dont la chute était devenu inéluctable. C’est ce qui pend au nez des Sassou, Bongo, Biya, Sall, et consort qui n’offrent que l’éjection de force comme alternative. Qu’on ait une société démocratique ouverte, inclusive et transparente, et c’en sera définitivement fini des coups d’Etats en Afrique. Quand-même curieux que personne en Afrique ne s’interroge sur le pourquoi du fait qu’un coup d’Etat soit inenvisageable en Suisse ? A moins d’être raciste et/ou complexé à croire que les coups d’Etat nous sont, à nous Noirs, consangains.

    Pour ce qui est de la France, l’opinion publique africaine a tranché dans son immense majorité, jusqu’à l’Afrique anglophone et australe avec un Julius Malema qui a ouvertement crié sa pitié pour l’assujettissement et l’emprisonnement de ses frères francophones. Lui qui est né et a vécu sous le joug de l’apartheid, sait de quoi il parle. Les pays qui rompent avec la France deviendront-ils du jour au lendemain riches et prospères ? Bien sûr que non, aucune politique ne pouvant produire de fruits visibles au bout d’un an. Au moins, ils s’offrent des perspectives, un horizon, un nouvel espoir qui jamais ne leur a été offert en plus de 60 ans de pseudo-indépendance. Et tant pis s’ils échouent, ils auront au moins essayé.

    Ce ne sera pas facile : un officier Français, toute honte bue sur un plateau télé, affirmait qu’ils auront dorénavant les coudées franches pour déstabiliser ces Etats du Sahel. On les a déjà vu à l’œuvre en Guinée, au Togo, au Tchad, en Côte d’Ivoire, au Cameroun, etc. Une longue liste de coups tordus, de coups bas, de coups fourrés pour renverser des régimes, assassiner, empoisonner des leaders, installer des pantins à leur botte. Par pur altruisme peut-être ? La bonne blague ! C’est eux qui disent le poids minime de l’uranium nigérien dans leurs importations. Franchement, ils étaient arc-boutés, accrochés comme des morpions pour « si peu » ? Le drame, c’est qu’il existe chez nous des gens qui prêtent foi à ces propos lunaires. Le Niger a-t-il eu le choix ? Face à une France capable d’offrir 3,2 milliards d’euro d’aide et d’équipements militaires à l’Ukraine, mais qui juge les nègres trop bêtes pour se battre par eux-mêmes au point qu’elle, France, doive aller occuper le terrain au Centrafrique, au Mali, au Burkina Faso et au Niger. Pour les résultats qu’on a tous vu.

    Au revoir France, tu ne manqueras à aucun Africain digne.

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