Alassane Ouattara mélange encore et toujours les genres, prisonnier qu’il est du parti unique rayonnant sous Houphouët-Boigny dont il se montre, à son insu (!?), nostalgique.
Entre sa fonction de chef de l’État dans un pays officiellement démocratique et son titre de président de parti politique dominant qui aspire à être dominateur, il a fait un choix qu’il affiche: il ignore royalement les autres formations qui ne sont pas de son bord, qu’il participe à casser ou à poursuivre dans leur dernier retranchement pour les réduire, à défaut de disparaître, à leur plus simple expression.
Il montre chaque jour sa préférence pour le monopartisme, système dans lequel les décisions qui engagent l’avenir du pays sont prises par les plus hautes instances du parti et adoubées par l’État.
Tout le monde se rappelle par exemple que la réinstauration du multipartisme en 1990 a été d’abord arrêtée par le Bureau politique du PDCI-RDA le 30 avril avant que l’État ne la prenne à son compte le 3 mai.
Dans cette veine, c’est au 3è Congrès ordinaire du RDR, parti au pouvoir dont il est le président (9 et 10 septembre 2017), qu’il a annoncé que l’État ivoirien va lancer des mandats d’arrêt internationaux contre des « ennemis de la République »: Damana Adia Pickass, membre de la Galaxie patriotique exilé au Ghana, et Stéphane Kipré, président de l’Union des nouvelles générations (UNG, parti d’opposition) lui aussi en exil en Europe, accusés des attaques de certains postes de Police et de Gendarmerie. Le Conseil national de sécurité (CNS) a entériné cet acte militant.
Dans son discours de nouvel an 2018, il est resté dans cette logique, ne dérogeant pas à la tradition propre au parti unique. Dans la perspective des élections municipales, régionales et sénatoriales prévues cette année, il s’est lancé dans la campagne pour le triomphe du RHDP, la coalition politique au pouvoir, et jeté des fleurs à Bédié, président du PDCI-RDA, pour « la construction de ce grand rassemblement qu’est le RHDP ».
Alassane Ouattara, confortablement installé dans le « multipartisme marron », a fini ou feint d’oublier qu’il y a plusieurs partis politiques en Côte d’Ivoire dont ceux de l’Opposition et qu’il est le président de tous les Ivoiriens, quels que soient leur bord politique, leur sensibilité religieuse et leur région.
Ferro Bally






ha Ferro !
où est le problème ?
si ça te fait mal, il y a deux solutions.
soit tu la ferme et tu continues d’en souffrir
jusqu’en 2020. et tu te fais élire pour être le
président de tous les ivoiriens, même des
dormeurs.
soit tu décide de prendre le taureau par les cornes
et tu réalise une grande insurrection ultra populaire
pour l’enlever au pouvoir.
gueuler pour ne rien dire !
on ne parle que des gens pour qui on peut parler.
pourquoi tu veux qu’il parle de gens qui refusent tout
et ne souhaitent que faire la grasse matinée ?
Le FPI est un parti qui ne supporte pas d’être ignoré (ce que Ouattara fait royalement bien). Ils veulent toujours être au centre de l’attention, comportement typique du bon petit bhété.