FRCI – Victime des coupeurs de route: Le lieutenant Koné Issoufou inhumé vendredi

L’élève officier de police, le Lieutenant Koné Issoufou victime d’une attaque armée des coupeurs de route le lundi 17 octobre 2011 sur l’axe Bouaké-Djébonoua a succombé le lundi 31 octobre dernier des suites de sa blessure alors qu’il était admis à la Polyclinique Internationale Sainte Marie (PISAM) de Cocody. Le cortège du commandant Chérif Ousmane, commandant en second du groupe de sécurité présidentielle (GSPR), rappelle-t-on avait essuyé une trentaine de minutes après le Lieutenant Koné les mêmes tirs au même endroit.
La levée de corps à la morgue de la PISAM a eu lieu jeudi suivi du transfert à Bouaké où il a été inhumé vendredi en présence des parents, des amis et connaissances au cimetière municipal de la ville.
A cette occasion, le Lieutenant Koné Issoufou a reçu des honneurs militaires marqués par une oraison funèbre lue par le Commandant Famoussa Ouattara qui avait à ses côtés le commissaire divisionnaire, N’Guessan Konan Michel, Préfet de police de Bouaké.
Il a dans son discours, vanté les mérites et les compétences du défunt avant de mettre un accent sur son parcours. L’on ne retient pour l’essentiel que l’officier de police Koné, titulaire d’une maitrise en sciences économiques et de gestion obtenue à l’université de Bouaké et poussé de 2002 à 2011 par le désir de justice, de liberté et d’égalité pour tous les ivoiriens quelque soit leur origine, a dû rejoindre les Forces Nouvelles.
Du 01 août au 15 octobre 2005, il a suivi avec brio le stage de formation policière sous l’égide de l’ONUCI à l’école de formation des officiers (EFA) de Bouaké dans le cadre de l’application de l’accord de Pretoria qui prévoyait la formation de 600 éléments des Forces Armées des Forces Nouvelles. Dans le courant de la même année, il obtient son diplôme de secouriste.
De 2004 à 2007, le Lieutenant Koné Issoufou a assuré la fonction d’officier de police judiciaire au poste de commandement opérationnel (PCO) de Bouaké. Il occupa la même fonction avec l’arrivée des commissariats mixtes de police dans le cadre du centre de commandement intégré (CCI) à Bouaké au quartier Sokoura.
Doué d’une grande énergie et d’une persévérante volonté au service d’une intelligence vive, il a été le commandant de Toumodi lors de l’offensive des forces républicaines de Côte d’Ivoire (FRCI) sanctionnée le 11 avril 2011 par l’arrestation de l’ancien président Laurent Gbagbo.
Le destin a prévu que le Lieutenant Koné Issoufou immatriculé 009A11 ne participe pas à la rentrée de police prévue le mardi 8 novembre prochain à l’école de police d’Abidjan.
Au plan spirituel, le Lieutenant Koné Issoufou, marié et père de deux garçonnets a reçu un vibrant hommage des associations islamiques de Bouaké notamment l’Association des Elèves et Etudiants Musulmans de Côte d’Ivoire (AEEMCI), l’Association des Jeunes Musulmans de Côte d’Ivoire (AJMCI) et l’Association des Musulmans pour la Promotion de l’Islam (AMPI) au sein desquelles, il a occupé d’importants postes.
Priant Allah le Tout Puissant pour qu’il accepte le Lieutenant Koné Issoufou dans son paradis Al Firdaws, les imams et autres croyants de même que le représentant du père (Koné Sory, actuellement en pèlerinage à la Mecque) ont tous reconnu la foi islamique qui l’animait dans son comportement et ses actes quotidiens.

SERME Lassina
Ivoire-Presse

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