Ppa-Ci Daloa / Le coordonnateur des structures universitaires éclaire sur la conquête des masses estudiantines et scolaires

 

Au moment où le parti de Laurent Gbagbo acte sa réorganisation et déploie sa nouvelle stratégie, les structures universitaires ne veulent pas rester en marge. A Daloa, Henoc Dalé, coordinateur des structures universitaires pour le compte du Ppa-Ci ne chôme pas. Il tisse sa toile, passe le message de son parti auprès des étudiants qui dit-il, sont réceptifs aux idées du parti fondé par Laurent Gbagbo sur les questions de souveraineté, de l’économie sociale de marché. Tout cela malgré un contexte où le régime Rhdp s’investit dans le discrédit de l’opposition. Entretien…

Henoc Dale, vous êtes coordinateur des structures universitaires pour le compte du Ppa-Ci à Daloa. Comment arrivez-vous à assumer une telle responsabilité dans un environnement où les autorités ont tendance à prohiber toute propagande politique ?

Effectivement, je suis Coordinateur des Structures universitaires, des grandes écoles et de l’encadrement des nouveaux majeurs du haut sassandra. J’ai été mandaté après les élections de 2025, dans le cadre du processus de redynamisation de nos bases. Disons qu’il n’y a rien de facile, surtout dans le contexte actuel, mais nous avons su nous adapter et nous responsabiliser. Nous sommes pleinement conscients que l’université est un espace laïc, et nous nous efforçons donc de respecter les règles en vigueur. Nous n’avons, à ce niveau, rencontré aucune difficulté particulière.

Est-ce que votre parti est aujourd’hui attrayant auprès des masses estudiantines ?

Je dirais que nous sommes dans une dynamique réelle et croissante. Nous avons encore beaucoup à faire, à cause du contexte politique dans lequel nous évoluons. Vous savez, aujourd’hui, la jeunesse estudiantine ne se contente plus de discours classiques, elle veut savoir en quoi le parti pourrait changer concrètement ses conditions de vie. Vous voyez le chiffrisme du RHDP dans la gouvernance a rendu tout le monde sceptique : les dettes, l’emploi, la santé… les jeunes se demandent comment le PPA-CI rétablirait tout cela, et quand on leur en parle, il y a une réelle compréhension. C’est donc sur cela que nous travaillons.

Quel atout du Ppa-Ci mettez-vous en avant pour « vendre votre parti » auprès des étudiants ?

L’atout majeur que nous mettons en avant, c’est notre ancrage historique et notre vision d’un projet de société pour la Côte d’Ivoire. Le PPA-CI porte une vision fondée sur le socialisme, le panafricanisme et aussi la souveraineté  et c’est sur ces valeurs que nous nous appuyons pour convaincre. À cela s’ajoute l’histoire : nous nous appuyons également sur l’histoire récente de notre pays pour donner du sens à notre engagement.

Combien de militants revendiquez-vous aujourd’hui ?

Comme je l’ai dit précédemment, nous sommes dans une dynamique croissante. Nous disposons de sections, au total 8 sections universitaires et 25 scolaires que nous continuons à implanter.

Je préfère rester prudent sur les chiffres mais nous sommes le PPACI et nous n’envions à personne au niveau de la mobilisation des masses.

Propos recueillis par SD à Abidjan

sdebailly@yahoo.fr

syldebailly24@gmail.com

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