Il n’est pas originaire de Mankono, mais il a choisi de ne pas se taire. Frank Ettien, journaliste et politologue s’est rendu récemment dans le chef-lieu de la région du Béré. Il y a vu une ville qui s’est réveillée grâce à l’action de l’État depuis 2011, mais aussi des élus et des cadres locaux dont il accuse certains de freiner son développement par leur inaction, leurs querelles et leurs campagnes de dénigrement. Ce qu’il décrit de Mankono ressemble fort bien à ce qui se passe dans plusieurs villes du pays. D’où son cri de cœur. Entretien.
Vous revenez de Mankono, une ville dont vous n’êtes pas originaire. Pourquoi prendre la parole sur cette ville ?
Je ne suis pas originaire de Mankono, encore moins de la région du Béré. Mon métier m’amène à parcourir beaucoup de région du pays. Je vois des choses. J’entends des choses. Aujourd’hui, grâce à Dieu, je peux avoir une voix qui porte. Alors j’ai décidé de parler de mon pays. De ses avancées, mais, aussi de ses retards. Et surtout des causes de ses retards. Croyez-moi, Mankono n’est pas un cas isolé. La situation que je décrie et décris est celle de plusieurs villes de notre pays. Ce qui implique que je ne parle pas pour soutenir des gens contre d’autres. Je prend la parole juste pour interpeller sur des agissements de certains cadres et autorités originaires de certaines régions du pays. Il faut absolument éviter que la même chose qui se passe à Mankono se reproduise partout. En tout cas, j’ai décidé de ne pas me taire. Car, se taire c’est laisser faire ce qui ne construit pas un pays, une nation.
Mankono et la région du Béré ont longtemps accusé un retard de développement par rapport aux autres régions du pays. C’est ce que vous décrivez. A qui la faute, selon vous ?
Un retard, oui. On s’en doutait bien. Des esprits avertis et éclairés l’avaient même dénoncé. La ville de Mankono et la Région administrative dont elle est la capitale, le BERÉ ne pouvaient pas être dans l’état où elles se trouvaient, jusqu’à l’accession au pouvoir d’État du Président Alassane Ouattara, du fait uniquement de l’État, ni a fortiori, d’un décret Divin inique. Je peux vous assurer, en écoutant les populations sur place, on sait qui fait quoi ou qui a fait quoi. À présent, les masques sont tombés et tout est devenu clair, au regard des actes, des faits, des propos et des postures qui ne sont que des impostures. Désormais, il apparait, avec une évidence implacable, que ce sont celles et ceux des filles et fils, à qui les populations ont confié leur destin, les cadres, «la race des seigneurs», qui sont, par action ou par inaction, à l’origine du retard que connaissent la ville et la Région, en matière de développement économique, par rapport aux autres régions du pays. On avait même pu apercevoir des bribes sur les réseaux sociaux.
REGION DU BERE, DE L’OMBRE A LA LUMIERE
Comment décririez-vous la ville de Mankono d’avant 2011 ?
Je tiens à préciser que j’ai des intérêts familiaux dans un village dont je tairai le nom ici. Donc, ce n’est vraiment pas pour la première fois que je me rende à Mankono. J’y ai été plusieurs fois bien avant 2011. Et depuis 2011, je continue d’y aller. Cette précision me semble importante pour que vos lecteurs sachent que je sais exactement de quoi je parle. Je puis vous dire que, comme l’écrivait un certain CISSÉ Ibrahim Bacongo, la ville de Mankono était « un bagne, au propre comme au figuré. Quelque part, où l’histoire semblait avoir suspendu son cours, pour se figer, depuis les lendemains de l’indépendance, laissant intacts tous les repères des enfants d’alors. Nulle part, où les adolescents et les jeunes, dont le passé, le présent et l’avenir se confondaient en un temps unique, apprenaient à devenir vieux, faute d’activité, en rusant avec le temps immobile, par la maîtrise de la parole, comme les vieux sans âge et hors du temps. Une localité qui était oubliée de tous, en plein coeur de la Côte d’Ivoire, qui avait honte de son rang de Chef-lieu de Région » (voir Mankono, ville martyr).
Qu’est-ce qui a changé depuis 2011 ?
Je suis retourné à Mankono exactement en juillet 2012. Il y avait quelques prémices. Les choses avaient déjà commencé à bouger. Je pense que c’est grâce à l’action du Président de la République, Alassane Ouattara, et de ses Gouvernements successifs. En 2026, j’en reviens, il faut le dire tout net, la Région bénéficie de l’attention manifeste de l’Etat. La ville de Mankono et la Région du Béré toute entière ont amorcé leur éveil. À l’instar de l’ensemble des localités et régions du pays, la présence de l’Etat est tangible et visible dans tous les secteurs de l’activité économique et socio-culturelle : éducation-formation, électricité, eau, équipement, route, santé, sécurité, etc. Mankono est devenue audible et visible. Elle a retrouvé l’espoir et s’autorise à rêver désormais.
L’Etat peut-il, à lui seul, assurer le développement de la région ?
Evidemment que non. L’Etat ne peut pas tout faire. D’ailleurs, il n’a pas à tout faire et n’a jamais tout fait, nulle part au monde. Les élus locaux (députés, maires, sénateurs et présidents de conseils régionaux), les cadres de la société civile et de la diaspora doivent contribuer au développement de leur localité et leur région, aux côtés de l’Etat, en étant ses auxiliaires et ses relais, afin d’assurer et d’amplifier la réussite de son action.
Quelle est la condition pour jouer pleinement ce rôle d’auxiliaire et de relais de l’Etat ?
On l’aura compris, sans peine. La condition cardinale à satisfaire, pour jouer pleinement ce double rôle d’auxiliaire et de relais est d’aimer, charnellement, sa localité et sa région.
Concrètement, que signifie aimer sa localité et sa région ?
Bien évidemment, il ne s’agit pas, en l’occurrence, d’un amour mimé ou singé, ni d’un amour éprouvé et non prouvé. Concrètement, il s’agit d’abord et avant tout d’être régulièrement sur le terrain et dans la proximité des populations, et pas seulement une fois en passant ou à la veille des scrutins électoraux, pour identifier, au plus près, leurs aspirations, leurs attentes, leurs besoins concrets, leurs frustrations, leurs peurs et leurs résignations. Il s’agit également de s’informer de tous les projets étatiques ou gouvernementaux destinés à sa localité et/ou sa région et de les suivre, sans relâche, jusqu’à leur exécution, à bonne fin. Enfin, il s’agit d’accompagner les efforts de l’Etat, en utilisant les moyens dont on dispose et les relations qu’on a su tisser, grâce à la position qu’on occupe.
DEMISSION DES ELUS ET DES CADRES…
Les élus et les cadres actuellement en charge de Mankono jouent-ils ce rôle ?
C’est une question piège, comme on le dit. Je sens qu’au lieu de me lire et me comprendre, certains diront que je prends partie pour tel ou tel cadre. Bon, tant qu’à faire, si ça peut soulager des consciences. Frère, je peux vous regarder droit dans les yeux, et vous dire, malheureusement, les élus et les cadres, qui sont actuellement en charge de la gestion administrative et politique de Mankono, les auto-proclamés « (…) autorités administratives et politiques » (sic), de braves gens ordinaires placés en situation extraordinaire, sans rêve ni aucune vision du développement de la région, ne sont tout simplement pas à la hauteur de la tâche qui leur est confiée. À moins qu’ils n’aiment pas réellement leur région, s’ils l’ont jamais aimé, en dehors du statut et des avantages qu’ils y trouvent. Le leader politique de la région et le Maire de la commune de Mankono donnent un visage à tous ces élus et cadres.
Que reprochez-vous au leader politique de la région ?
D’abord, le leader de la région. « MD » pour ses intimes ou pour lui être agréable, apparence dandy d’emprunt avec le nœud papillon. En 23 ans de présence continue sur l’échiquier politique de la région et de règne sans partage sur Mankono, successivement Ministre, depuis mars 2003, Ministre d’Etat, Ministre, Ministre, Gouverneur, PCA, Député, Député-Maire, Président de Conseil Régional, il n’a, en tout et pour tout, qu’une résidence de campagne à Mankono, abandonnée au séjour de toutes les espèces d’animaux domestiques en divagation, sous des anacardiers ménopausés, où il n’a presque jamais passé deux nuits d’affilée, sauf rares exceptions. J’ai écouté. J’ai entendu. J’ai aussi des images exclusives…
Vous évoquiez quelque part également le site de la banque NSIA. De quoi s’agit-il ?
Ce dossier-là… Mieux ou pis ! Ce leader politique d’un autre genre s’est opposé, ouvertement, en 2021, à l’attribution à la banque NSIA du site sur lequel elle est installée, actuellement, sous prétexte d’y vouloir construire le siège du RHDP. Soit ! Mais le siège prétexté est attendu encore, jusqu’à ce jour, alors que le patron de la région dispose, à travers la ville de Mankono, de plusieurs centaines d’hectares de terrain qu’il ne mettra jamais en valeur, puisqu’il dit, ouvertement et sans se démonter, à qui veut l’entendre, qu’il ne dilapidera jamais son argent dans quelque investissement ou réalisation à Mankono…Ce sont des témoignage que vous entendrez à tous les coins de rue.
Et le Maire de la commune de Mankono ?
Un Maire par défaut, je dirai. Personnage loufoque et triste, digne d’un film comique de mauvais goût, en conflit permanent avec lui-même, ainsi qu’avec la terre entière, qui chuchote à l’oreille de Dieu autant qu’à celle de Satan, sans foi ni loi. Un fort en gueule, qui sait tout et a tout vu, mais démontre, lui-même, à longueur de lieux communs et de prêches sans inspiration, qu’il ne sait rien de rien. Complexé à l’état pathologique, faute de consistance ou de relief, il ignore jusqu’au bien-être des populations et à la dynamique de développement à l’œuvre dans sa commune abandonnée à son 1er Adjoint, un écorché vif. À moins que la haine qui l’habite ait fini de modifier complètement sa conscience et de l’aveugler totalement. Sinon, il faudrait chercher à comprendre. Désolé d’être si amer, mais, comme je vous l’ai dit au début de cet entretien, je ne veux plus regarder la Côte d’Ivoire simplement… Je pense en avoir la légitimité.
Comment ces autorités justifient-elles leur bilan ?
Depuis leur arrivée à la tête de la commune et de la région, en 2023, ces «(…) autorités administratives et politiques» ont décidé de justifier, par avance, leur échec programmé, faute de rêve et de vision, par le fait qu’un certain CISSÉ Ibrahim Bacongo, qu’ils accusent d’être coupable de «déni d’autorité» (sic), si ce n’est qu’il les empêche d’être constamment sur le terrain, de faire enlever les hautes herbes et les ordures qui envahissent la ville, en somme de s’occuper des problèmes des populations qui les ont élus. Vous avez pu observer certains de ces palabres que je qualifie d’inutiles sur les réseaux sociaux. Un cadre d’une région, ça pense à sa région ou ça dégage !
Que leur répondez-vous ?
Si le ridicule pouvait tuer ! ces « autorités administratives et politiques devraient se souvenir que celui qu’elles vouent aux gémonies n’a pas attendu leur arrivée pour apporter sa modeste contribution au développement de la commune et de la région.
BACONGO, LA BETE NOIRE
Quelles ont été les premières contributions de CISSE Ibrahim Bacongo à Mankono ?
En 2015, à la faveur de la visite d’Etat du Président de la République dans le Woroba, leur ennemi commun a réhabilité l’école maternelle municipale Dominique Ouattara, dont le Maire d’alors ne connaissait même pas l’existence, a reconstruit pratiquement la Brigade de Gendarmerie qui était en ruine.
Est-il resté présent sur le terrain depuis ?
Au minimum deux fois par mois, sans mandat électif, ni ambition politique, avec de nombreux autres cadres, sans rien attendre en retour, de personne, par amour et devoir de reconnaissance pour sa ville et sa région, aussi et surtout par orgueil d’enfant du terroir. Je le sais parce que je vous ai dit, j’y ai des intérêts familiaux.
Quelles sont ses réalisations concrètes ?
Outre le nettoyage régulier de la ville, il a contribué à l’achèvement des travaux de construction de la nouvelle Mairie, après avoir clôturé et entretenu l’ancienne ; a réhabilité et équipé la Sous-Préfecture et la résidence du Sous-Préfet ; a réhabilité et équipé en logistique la résidence du Préfet ; a désenclavé et éclairé le quartier Chérif ; a redonné à plusieurs cimetières, y compris celui où repose feu Pr Fofana Lémassou, leur vocation de lieux de repos éternel, de mémoire et de recueillement, en les préservant, avec des clôtures grillagées, des défécations en plein air et des ordures ménagères ; a sécurisé plusieurs établissements scolaires publics et le lycée professionnel de la ville avec des clôtures grillagées et l’éclairage ; a nettoyé, aménagé, éclairé et sécurisé le jardin botanique Dominique Ouattara, qui mérite désormais l’appellation de jardin botanique, autrefois une broussaille sauvage servant de fumoir à ciel ouvert, de repaire de bandits de grand chemin et d’agressions de jour comme de nuit, de lieu d’intrigues et de mysticisme ; a offert à la jeunesse un complexe sportif doté d’un terrain de foot revêtu de gazon synthétique, de terrains de basket, volley et hand, de salles de gym, de massage et d’arts martiaux et d’une piscine semi-olympique.
Qu’en est-il de l’hébergement et du tourisme ?
Le complexe hôtelier «le Lac» ouvert à l’initiative d’un cadre de la société civile et celui dont notre frère CISSE Ibrahim Bacongo a démarré les travaux de construction en mai 2021 vont combler un vide humiliant en matière d’hébergement. De même, la mise en valeur du site «Tohono ou la Glissade», patrimoine culturel, historique et touristique, a été initiée par ces cadres, sans mandat électif, ni ambition politique pour beaucoup, réunis au sein de l’ONG « Aimer MANKONO ».
Ces cadres ont-ils également soutenu les forces de sécurité et l’enseignement ?
Les mêmes ont offert plusieurs véhicules au corps préfectoral, à la gendarmerie, à la police nationale et aux pompiers, ainsi qu’un nouveau Commissariat à la ville, entièrement équipé et cinq (05) bâtiments en construction au Lycée professionnel, dont un dortoir de jeunes filles de cent (100) places et une infirmerie. Toutes ces actions donnent de la visibilité à Mankono et contribuent directement au développement de la région. Elles accompagnent, amplifient, consolident et encouragent celles de l’Etat.
Au-delà des réalisations sur le terrain, quel doit être le rôle d’un cadre auprès de l’administration centrale ?
Tout leader et cadre local ou régional, digne de ce nom, doit user de ses relations pour suivre, dans les différents Ministères techniques compétents, la mise en œuvre des projets destinés à sa région ou faire du lobbying auprès des Institutions en vue d’attirer de nouveaux projets.
Le bitumage de l’axe Dianra-Mankono en est-il une illustration ?
Le bitumage de l’axe routier Dianra-Mankono a été obtenu grâce au lobbying mené par des cadres sans mandat électif, ni ambition politique dans la région. Il comprend 7 km de traversée de la ville de Mankono, en deux fois deux voies, avec un terre-plein central et 5 km de voiries.
Comment les autorités locales ont-elles accueilli ce projet ?
Les « autorités administratives et politiques », qui ont été surprises par ce projet, n’ont jamais cru à sa réalisation. Elles se sont employées méthodiquement à tenter de le contrarier, en accusant le pauvre CISSE Ibrahim Bacongo de démolir des lieux de culte, des commerces et des habitations dans l’emprise de la voie. Leur campagne de dénigrement, de diabolisation et d’’intoxication a pris un tournant dangereux avec le recours à un mercenaire chargé de diffuser toutes leurs élucubrations, dont ci-dessous quelques morceaux choisis : « (…) nous avons des problèmes avec l’entreprise chargée de faire le bitume entre Mankono – Sarhala -Dianra. L’entrepreneur se fait manipuler par celui que vous connaissez. L’abus est énorme. L’influence bat le plein. Le non-respect du cahier de charge de départ fait place à la volonté d’un individu. Les 2 x 2 dans la ville de Mankono n’étaient pas prévu Sarhala, Chef-lieu de Sous-préfecture et commune devait bénéficier de 05 km (à l’intérieur de la commune). Le retard sur l’exécution du projet est la conséquence de l’intimidation (…). Il s’est fait le seul et unique représentant des travaux de l’Agéroute à Mankono. À travers le jeune DG de cette structure avec qui il a des affinités personnelles, il a fait une OPA sur tous les projets connexes liés au projet de bitumage dans la commune de Mankono. Entre autres, les clôtures des écoles à proximité de la route, les 5 km de bitume dédiés à la commune et d’autres projets du genre. Vu que le DG de l’Agéroute est sous son emprise, il s’attribue tous les mérites de ces travaux à Mankono et dans le Béré. Est-ce normal que les engins de la société Mssz soient affectés en priorité aux travaux privés de l’hôtel de Bacongo ? Aujourd’hui tout se passe autour de volonté de Bacongo (…) Et ce DG aux ordres mettra certainement de l’ordre dans sa gestion des travaux à Mankono. Il est celui qui donne du pouvoir à Bacongo pour narguer l’administration territoriale et municipale. Les premiers 05 km de la connexion Séguéla ont été dispersés autour des réalisations personnelles de Bacongo pour la majorité. Un article bien monté, sans diffamation, qui révèle certains faits dans la gestion des actions de l’Agéroute à Mankono aiderait à rétablir la vérité».
LE DEVELOPPEMENT DE LA REGION, UNE AFFAIRE DE TOUS ET DE CHACUN
Que vous inspirent ces accusations ?
À lire les rumeurs rapportées ci-dessus, une seule conclusion s’impose, à savoir que la jalousie gratuite et la haine tenace, qui habitent «ces autorités administratives et politiques», ont asséché leur âme, embué leur esprit, modifié leur conscience et perturbé gravement leur sens du jugement. Sinon, elles se seraient plutôt réjouies de pouvoir compter sur le CISSÉ Ibrahim Bacongo qu’elles détestent tant et tous les autres CISSÉ Ibrahim Bacongo capables de « détourner des projets étatiques vers Mankono, de faire pression sur des entreprises publiques au profit de leur région ».
Les deux fois deux voies dans la traversée de Mankono relèvent-elles d’un privilège ?
Savent-elles seulement, «ces autorités administratives et politiques», que tous les chefs-lieux de région de Côte d’Ivoire sont éligibles aux deux fois deux voies pour leur traversée ! Les élus et cadres de Bondoukou qui le savent, réclament actuellement, avec l’ensemble des populations, à travers une manifestation de rue pacifique, leur deux fois deux voies ! Au surplus, de nombreuses Sous-Préfectures du pays sont traversées par des voies en deux fois deux…
En définitive, sur qui repose le développement de Mankono et du Béré ?
Que conclure, si ce n’est de rappeler, avec insistance, que le développement de Mankono et de la région du Béré repose d’abord et avant tout, sur l’ensemble de ses filles et ses fils, détenteurs ou non d’un quelconque mandat, portés ou non par une ambition politique. Les «autorités administratives et politiques» doivent le comprendre, une fois pour toutes et cesser de s’épuiser dans des combats politiques d’arrière-garde, sur fond de haine réflexe, de jalousie maladive et de méchanceté gratuite.
Les populations ne sont-elles pas les premières victimes de ces querelles ?
On le sait, sur l’autel de leurs guerres de positionnement politique ou social et de la défense de leurs intérêts personnels, elles continuent d’abuser de la naïveté de populations. On n’ignore pas, non plus, qu’au moyen de prébendes servis parcimonieusement et sur la foi de fausses amitiés et de fraternités suspectes, elles continuent de diviser et d’instrumentaliser les populations, en se servant d’elles comme des porte-voix, pour distiller et propager les calomnies, les demi-vérités et les rumeurs fantasmatiques de toutes natures.
Vous vous êtes rendu à Mankono. Allez-vous continuer à suivre ce qui s’y passe ?
Heureusement, j’y ai toujours des intérêts. Mais, mieux j’ai décidé d’aller dans toutes les régions. Chaque Ivoirien qui a une voix doit dénoncer certains agissements. C’est pour le bien de notre pays. Je compte continuer de témoigner de ce qui se passe à Mankono. J’ai décidé de prendre la parole et de ne pas me taire, ni sur cette question, ni sur d’autres sujets. Il faut qu’on arrête de s’attaquer à notre pays en s’attaquant à ceux qui sont soucieux de son développement. Ce qui se joue à Mankono se joue aussi ailleurs.
Quel message lancez-vous pour conclure ?
Mankono mérite mieux et plus. La sauver, en étant des éveilleurs de consciences, des encadreurs, des guides éclairés et éclairant et des leaders d’opinions. Surtout, éviter de se comporter comme de dangereux pyromanes et des preneurs d’otages du développement de la région.
Propos recueillis par Sylvie Kouamé avec Hervé Coulibaly






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