Cissé Ibrahima « Bacongo », le Joseph Staline du RHDP

Joseph Staline est celui qui a dirigé la Russie ( à l’époque l’URSS ), de 1927 à son décès dans des conditions troubles en 1953. Personnage controversé, Staline est vu par certains comme le tombeur du nazisme, et dans un certain sens, le père de « l’industrialisation » du pays. Mais beaucoup mettent plutôt en avant les massacres, les déportations de populations, la famine du fait de sa politique de collectivisation, des procès politiques où les prévenus étaient systématiquement condamnés et fusillés le même jour, bref un régime de terreur.

Sa brutalité était connue avant qu’il ne soit maître du pays. D’ailleurs son nom signifie en russe « l’homme d’acier ». Son zèle, sa fidélité à Lénine ( le maître de la Russie à l’époque ), et la délation, lui ont assuré la promotion au sein du parti bolchevique, dont il devient secrétaire général. Au décès de Lénine en 1924, Staline n’est pas vu comme son successeur. Lénine l’avait jugé trop brutal. Mais grâce à sa position de SG et à ses hommes qu’il a mis aux postes clés, il impose une direction collégiale du pays. Puis d’intrigues en intrigues, il écarte ses rivaux, et à partir de 1927 s’impose. Sa vie révèle de nombreux parallèles avec le parcours de Cissé Ibrahima Bacongo.

Staline était extrêmement zélé envers Lénine. On retrouve ce même zèle chez Bacongo envers son patron, le président Ouattara. C’est ce zèle qui leur a permis de devenir SG du parti au pouvoir. Ce zèle se dédouble de la délation. Ayant l’oreille du chef, ils ont tout le loisir de dénigrer et écarter leurs rivaux. Ainsi Staline put mettre sur la touche Léon Trotsky, son fidèle compagnon de Lénine, et son successeur potentiel. En Côte d’Ivoire, Cissé Ibrahima Bacongo a réussi à faire croire au président Ouattara, qu’Adama Bictogo, « envisageait de se présenter à la présidentielle de 2025 « . D’où la descente aux enfers de ce dernier. Bacongo serait aussi derrière la mise à l’écart d’Adjoumani.

Côté vie affective, Staline avait trois enfants reconnus, deux garçons et une fille. Pourtant il était formellement interdit de parler de ses garçons. Ceux-ci avaient interdiction de mettre leur statut en avant, alors que la fille pouvait se pavaner en tant que fille du maître. Tout se passait comme si Staline refusait d’admettre ses deux garçons. Tous deux étaient aviateurs. En 1943 l’un fut capturé par les Allemands, qui ont voulu l’échanger contre le général Von Paulus, capturé par les Russes. Staline refusa l’échange. Le garçon mourut en captivité. Son second fils meurt aussi en exil. Il y a quelque deux ans, Cissé Bacongo avait refusé de reconnaître un fils. L’affaire avait fait grand bruit.

Mais le marquant chez les deux personnages, c’est leur brutalité sur les populations. Staline a déporté des millions de personnes ( paysans russes, tatars de Crimée, allemands de la volga, ingouches, populations baltes etc…..), pour plusieurs raisons, punitions collectives, faire de la place à des ouvrages, coloniser de force certains endroits, procéder à la collectivisation des terres… Ce furent de véritables tragédies. En Côte d’Ivoire, 700 000 personnes ont été déguerpies par Bacongo de 2018 à 2026 ( koumassi, yopougon, Vridi….), cela équivaut à une déportation.

Avant d’accéder au pouvoir, Staline faisait le modéré. Cissé Bacongo, avant d’être maire, n’avait jamais laissé transparaître la méchanceté, le manque de compassion qu’il montre aujourd’hui. Staline a régné par la terreur. Aujourd’hui personne n’ose s’opposer à Bacongo Cissé qui fait l’objet d’une terreur larvée. Staline disait  » un homme qui meurt c’est une tragédie. Des milliers d’hommes qui meurent, c’est de la statistique ». Cissé Bacongo dirait  » une famille mise à la rue c’est une tragédie. Des milliers de familles mises à la rue c’est de la statistique ».

Staline finit par succéder à son patron Lénine, et devenir le maître tout puissant de la Russie. Personne ne l’a vu venir. En sera-t-il de même pour Bacongo Cissé Ibrahima ? On aurait tort d’écarter cette possibilité. Sa carte maîtresse reste sa position stratégique de SG du parti présidentiel. Cela fait de lui un « faiseur de roi ». D’intrigues en intrigues, Bacongo Cissé peut se frayer un passage vers le trône. Personne n’a vu Staline venir, et pourtant c’est lui qui a remporté la mise. Bacongo Ibrahima Cissé va-t-il lui aussi succéder au président Ouattara ?

Douglas Mountain

oceanpremier4@gmail.com

Le Cercle des Réflexions Libérales

Commentaires Facebook

Laisser un commentaire

Retour en haut