La France suffoque: les quartiers populaires en première ligne face à la canicule, selon Le Monde

Les épisodes de canicule frappent durement les quartiers populaires français, où les habitants disposent souvent de peu de moyens pour se protéger de la chaleur. C’est le constat dressé par Le Monde dans un reportage consacré à Grigny (Essonne) et Bobigny (Seine-Saint-Denis).

À la Grande Borne de Grigny, vaste ensemble de 3 000 logements construit dans les années 1960, les températures dépassant les 35 °C ont transformé les immeubles en véritables fournaises. Les espaces publics sont désertés et les habitants restent confinés dans des appartements où la chaleur devient parfois insupportable. Malgré les travaux de rénovation engagés ces dernières années, les bâtiments continuent de retenir fortement la chaleur.

Le quotidien cite notamment le témoignage d’un habitant de 48 ans qui résume le sentiment général : « On ne sort plus, mais à l’intérieur aussi il fait trop chaud. On ferme tout. »

Le reportage se poursuit à Grigny-2, la plus grande copropriété dégradée de France, où les habitants improvisent des solutions pour limiter les effets de la canicule. Rideaux, bâches et autres protections artisanales sont installés sur les fenêtres et les balcons pour tenter de faire baisser la température dans des logements souvent mal isolés.

À travers ces témoignages, Le Monde met en évidence les inégalités sociales face au changement climatique. Les populations vivant dans des logements anciens ou dégradés, avec peu d’espaces verts et des ressources limitées, sont parmi les plus exposées aux conséquences des vagues de chaleur, tandis que les collectivités locales peinent à répondre à l’ampleur du défi.

Source : Le Monde, reportage de Sylvia Zappi, publié le 13 juillet 2026.

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