
Le président guinéen Mamadi Doumbouya a annoncé, le vendredi 19 juin 2026 à Conakry, l’interdiction définitive d’exporter de l’or à l’état brut. Les opérateurs miniers devront désormais raffiner la production sur place avant toute commercialisation internationale, sous peine de sanctions sévères.
Une décision présentée comme un acte de souveraineté économique.
Lors d’une rencontre stratégique au Palais Mohamed V, le chef de l’État a fixé une ligne sans appel devant les industriels, semi-industriels, artisans et comptoirs d’achat d’or réunis pour l’occasion. « L’exportation de l’or brut sera formellement et définitivement interdite », a-t-il prévenu, brandissant la menace de suspension des agréments, de remise en cause des conventions minières et de poursuites devant la justice guinéenne.
Nimba Gold Refinery, la vitrine industrielle de Conakry
Pour absorber la production, les autorités misent sur la Nimba Gold Refinery (NGR), implantée à Gbessia, dans la capitale. La présidence annonce une capacité de 2 000 kilogrammes par jour, extensible à 4 000 kilogrammes en fonctionnement continu, présentée comme l’une des plus importantes du continent. La réforme s’inscrit dans le programme Simandou 2040, censé bâtir une industrie nationale autour de l’or, de la bauxite et du minerai de fer.
Un pari régional aux contours incertains
Mais la filière guinéenne reste largement dominée par l’orpaillage artisanal, dont les circuits informels échappent encore au contrôle de l’État. Pour Abidjan, productrice d’or et confrontée elle aussi à l’orpaillage clandestin, cette tentative de reprise en main ouest-africaine mérite d’être observée de près.
F. Kouadio Cap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info





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