

L’Assemblée Générale élective de l’UJIF se tiendra bien ce samedi 16 mai 2026, de 9h45 à 17h45, au 27 avenue de Choisy, Église Saint-Hippolyte, Paris 13e.
Face aux multiples déclarations, articles et prises de position diffusés ces derniers jours, il apparaît nécessaire de revenir aux faits, afin d’éviter que des contre-vérités répétées ne finissent par être présentées comme des vérités établies.
La crise de l’UJIF ne date pas d’aujourd’hui. Depuis plusieurs années, de nombreux membres dénonçaient un manque de dynamisme ainsi qu’un blocage institutionnel devenu préoccupant. C’est dans ce contexte qu’un comité ad hoc unifié a été mis en place lors de l’Assemblée Générale du 2 mai 2026 à l’AGECA, avec pour mission de proposer une sortie de crise et une restructuration sérieuse de l’organisation.
Ce comité était composé de :
— Faustin Dalli, président ;
— Eden Bégé, vice-président ;
— Jean-Luc Moreau, secrétaire général ;
— Linda de Lindsay, porte-parole ;
— ainsi que plusieurs membres : Akerahim Serge Loba, Serge Gnaoré et Akassimadou.
Dans un esprit d’apaisement et de rassemblement, plusieurs démarches de médiation ont permis de réunifier les différentes sensibilités de l’UJIF lors de cette Assemblée Générale du 2 mai 2026.
Pendant plusieurs heures, les membres présents ont travaillé afin de sortir l’organisation d’un véritable blocage administratif et organisationnel. Des décisions importantes ont alors été prises collectivement, après débats, échanges et votes :
— le report consensuel de la partie élective ;
— le toilettage des textes ;
— la fusion des comités ;
— et l’organisation d’une Assemblée Générale élective fixée au 16 mai 2026.
Aucune décision n’a été prise de manière unilatérale. Les débats ont été collectifs, les propositions discutées et les résolutions adoptées en réunion.
Dès l’entame des travaux du comité ad hoc unifié, Eden Bégé a toutefois posé plusieurs préalables remettant en cause certaines décisions déjà adoptées lors de l’Assemblée Générale du 2 mai, notamment le report des élections et la composition du comité.
Dans un souci d’ouverture et d’équilibre, sa proposition d’intégrer Blaise Bonsié et Taki Bouanzi a été acceptée. Pourtant, ces deux personnes ont très peu participé aux séances de travail et se sont montrées largement absentes durant une grande partie du processus.
Par ailleurs, le vice-président du comité lui-même, Eden Bégé, a souvent donné l’impression de ralentir les travaux à travers une succession de préalables, de contestations et de remises en cause permanentes, sans véritables propositions alternatives concrètes.
Malgré cela, le comité a poursuivi ses travaux. Les réunions se sont tenues. Les textes ont avancé. Un chronogramme a été adopté. Et surtout, toutes les décisions ont été soumises au vote de l’ensemble des membres, y compris Eden Bégé lui-même.
Les procès-verbaux existent. Les résolutions existent. Les votes existent. Les travaux existent.
Il est donc inexact de faire croire aujourd’hui que rien n’a été fait dans la transparence ou que tout aurait été manipulé depuis le départ.
Paradoxalement, ceux qui dénoncent aujourd’hui une prétendue opacité avaient pourtant accès aux réunions, aux débats, aux documents et aux espaces d’échange.
Le plus surprenant reste que certaines personnes participent aux réunions, interviennent dans les débats, voient certaines de leurs propositions retenues… puis quittent le processus pour publier ensuite de longs textes dramatiques sur les réseaux sociaux ou dans certains journaux, comme si rien n’avait été discuté auparavant.
Ce n’est pas sérieux.
Le doyen Faustin Dalli, contrairement à ce qui est affirmé ici et là, est resté dans une posture d’ouverture, de dialogue et d’impartialité. Clément Yao a travaillé. Tous les membres du comité ad hoc ont travaillé selon les missions qui leur avaient été confiées. Plusieurs membres ont consacré des heures et des semaines à faire avancer l’UJIF malgré les divergences. Moi-même, Serge Loba (Akerahim), j’y ai pleinement participé.
Dans toute démocratie associative, il est normal de ne pas être d’accord sur tout. Mais le désaccord ne doit pas devenir un instrument permanent de blocage.
Une organisation démocratique ne fonctionne ni sur les émotions, ni sur les attaques personnelles, ni sur les effets médiatiques. Elle fonctionne sur :
— le débat ;
— les propositions ;
— les votes ;
— les compromis ;
— et le respect des décisions collectives.
L’intelligence ne consiste pas uniquement à rédiger de longs textes ou à faire du copier-coller juridique sans tenir compte du contexte réel des discussions. Elle consiste surtout à aider l’organisation à avancer malgré les divergences.
Nous avons tous nos sensibilités, nos frustrations et nos divergences. Mais l’intérêt collectif doit demeurer supérieur aux ego individuels.
L’UJIF n’appartient ni à un clan, ni à un groupe, ni à des intérêts personnels. Nous devons laisser aux générations futures une organisation crédible, moderne et structurée, et non une association enfermée dans des querelles permanentes.
Aujourd’hui, l’essentiel n’est pas de savoir qui parle le plus fort sur les réseaux sociaux ou dans certains journaux. L’essentiel est de permettre enfin à l’association d’avancer dans un cadre apaisé, démocratique et responsable.
Nous sommes tous des adultes responsables.
Alors soit nous continuons les polémiques et les divisions, soit nous avançons enfin vers une élection apaisée et une UJIF plus crédible, plus moderne et plus démocratique.
Pour ma part, j’ai choisi le travail, le dialogue et la reconstruction.
Rendez-vous donc ce samedi 16 mai 2026, de 9h45 à 17h45, au 27 avenue de Choisy, Église Saint-Hippolyte, Paris 13e.
Akerahim S. Loba







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