3/4 des résolutions du Congrès du PPA-CI ne résisteront pas à un tribunal sérieux, affirme un cadre du PPA-CI suspendu

La radiation de Dr Ahoua Don-Mello du PPA-CI, un parti que nous avons co-créé, me rappelle les propos du président de l’USD à l’époque, le professeur Zadi Zaourou, en 1998.

En désaccord avec le président Laurent Gbagbo, le journal « La Voie » (Notre Voie) renversa la photo de Zadi Zaourou à sa une.

L’idéologue historique de la gauche à l’Université de Cocody (la seule à l’époque), le mentor auprès de qui l’étudiante, puis plus tard la secrétaire générale du SYNARES, Simone Ehivet Gbagbo, apprendra la politique et l’idéologie de gauche, avant d’approfondir cette formation auprès du président Gbagbo dans la clandestinité, avant la proclamation du multipartisme le 30 avril 1990, sortit de ses gonds :

« C’EST UNE DÉRIVE FASCISTE ET NAZISTE… »

La séparation consommée d’avec ses camarades devenus défenseurs des PAS (Programmes d’ajustement structurel du FMI) au sein du Front Républicain du Dr Alassane Ouattara, Zadi Zaourou et Francis Wodié entrèrent au gouvernement du président Henri Konan Bédié le 10 août 1998, plus clément à l’égard des frères Zadi.

« Le nazisme et le fascisme tuent ton image avant de t’éliminer physiquement. »

Chers camarades du PPA-CI, je ne suis pas d’accord avec l’intolérance.

NOUS NOUS SOMMES ACCOMMODÉS DES REBELLES DU MPCI DE Guillaume Soro. NOUS AVIONS RÉPRIMANDÉ ET DÉDAIGNÉ CEUX QUI EXIGEAIENT LEUR DÉSARMEMENT…

À l’opposé, à l’égard de ceux de nos camarades qui n’ont utilisé ni violence, ni fusil, ni machette, on déverse la haine gratuite, on bande nos « kpatchits » et nos muscles. C’est une honte et totalement contre-productif, sauf si la réorientation du combat vise désormais à parachever ce que la rébellion du MPCI n’a pas réussi : vaincre le fer de lance de la résistance patriotique :

  • les résistants de Bondoukou ;
  • Mme Simone Ehivet Gbagbo, galvanisatrice en chef du commandant Gouanou et de son bataillon militaire à Bondoukou, ainsi que du comité civil de soutien aux FANCI (approvisionnements alimentaires et argent de poche) ;
  • Mamadou Koulibaly, l’homme qui prit la main dans le sac au général français Henri Poncet, chargé de liquider physiquement Simone et Laurent Gbagbo puis les Jeunes Patriotes en 2004 depuis l’Hôtel Ivoire ;
  • Pascal Affi N’Guessan, très remonté contre Guillaume Soro occupant durablement son fauteuil à la Primature ;
  • Ahoua Don-Mello, la sentinelle faisant office de porte-voix du dernier gouvernement de Laurent Gbagbo, faisant front contre les FRCI de décembre 2010 à avril 2011, risquant courageusement sa vie sur le plateau télé de la RTI.

Enfin, Kouakou Dapa Donacien, qui s’était dressé courageusement contre les manœuvres du RHDP de Kobenan Kouassi Adjoumani visant à effacer le pouvoir royal à Bondoukou de l’ami de Laurent Gbagbo dans la chefferie traditionnelle de Côte d’Ivoire.

D’abord en 2012, lors de la première visite du président Alassane Ouattara à Bondoukou. Alors que le putsch royal opéré par le ministre Adjoumani contre Sa Majesté Dagbolo Saye Ier, ami de l’époux de Simone Ehivet Gbagbo, semblait parfait, ce fut Dapa Donacien qui donna de la voix pour faire échouer le coup d’État royal (cf. les journaux de novembre 2012, notamment Le Courrier).

Ensuite, face au veto de la Chambre nationale des rois et chefs traditionnels de Côte d’Ivoire contre le retour en dignité de Laurent Gbagbo dans son pays — imposant un retour en catimini —, ce fut encore Dapa Donacien qui fit capoter le complot, non seulement en prenant position au nom de Sa Majesté Dagbolo Saye Ier, chef suprême du peuple Koulango du Gontougo, mais également en assurant la présence à l’aéroport des chefs Koulango et Atchan à l’accueil de Laurent Gbagbo, contre l’avis et le veto de Nanan Désiré Tanoé, président de ladite chambre des rois et chefs traditionnels.

Enfin, lorsque, en représailles à la rupture du plan de boycott de l’arrivée de Laurent Gbagbo, la République, à travers le porte-parole du RHDP, le ministre Adjoumani, tenta de destituer le roi Dagbolo Saye Ier en raison de son amitié avec Laurent Gbagbo, ce fut encore votre serviteur qui s’y opposa afin de faire échouer cette tentative de putsch royal en mai 2022.

NB : À certains égards, ne devrais-je pas concéder au président Laurent Gbagbo l’usage du mot « révolté » ? Oui, c’était le cas. Il fallait du cran et une dose de révolte pour se tenir face à un Adama Bictogo, propriétaire de tous les tabourets du pays, afin de dire non aux manœuvres préparées pour une arrivée de Laurent Gbagbo en catimini.

Il fallait être un « indiscipliné » pour oser marcher contre un dispositif composé de soldats armés jusqu’aux dents, barrant l’entrée de l’aéroport Félix Houphouët-Boigny et dissuadant toute tentative des téméraires, et malgré tout braver les gaz lacrymogènes, bousculer le protocole pour avoir accès à l’intérieur et servir d’appât afin d’attirer, via les écrans de télévision, les citoyens volontaires à l’accueil. Les disciplinés ne pouvaient pas s’approcher.

Mais là où l’usage de ces mots déçoit, c’est lorsqu’on veut faire passer pour indisciplinés, révoltés ou rebelles ceux qui ont accordé du crédit au mot d’ordre de non-boycott des élections prononcé par le président statutaire du PPA-CI, Laurent Gbagbo, à Dabou il y a douze mois, lors de la Fête de la Renaissance, devant des milliers de militants du PPA-CI, juste après la publication de la liste électorale 2025.

À cause des boycotts des élections de 2015 (normal), de 2020 (normal) et d’un éventuel boycott de 2025 (jugé illégitime), quel est aujourd’hui le sort des populations ? On ne se pose pas de questions et l’on organise le lynchage des plus courageux de ce pays, ceux qui ont en horreur la détestable manie de parler dans le dos des gens.

Quel projet de société voulons-nous promouvoir dans ce pays ? Des larbins ou des hommes capables de dire : « Attention, Gbagbo, tu fonces dans le mur » ?

Je me nomme Kouakou Dapa Donacien, dit Hessan Bobing, concept ayant une signification en Koulango.

J’ai en commun avec mon aîné Kobenan Kouassi Adjoumani, malgré nos divergences idéologiques, de ne jamais parler dans le dos d’autrui.

Nous affichons nos convictions au vu et au su de tous.

Camarades du PPA-CI, cherchons nos adversaires ailleurs qu’en Ahoua Don-Mello et en ceux qui épousent sa vision salvatrice du pays.

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