À l’approche de l’élection à la présidence de la Fédération ivoirienne de football (FIF), prévue en septembre 2026, les lignes commencent à bouger au sein du football ivoirien. Si certains candidats ont déjà affiché leurs ambitions, d’autres profils émergent progressivement dans les discussions. Parmi eux, celui de Malick Tohé, dont le nom circule avec insistance.
Une nouvelle séquence électorale ouverte
Conformément à l’article 43 des statuts de la FIF, qui fixe la durée des mandats à quatre ans renouvelables, le cycle entamé le 23 avril 2022 est arrivé à échéance le 23 avril 2026. Cette étape ouvre ainsi une nouvelle phase électorale dans un contexte marqué par des enjeux importants pour l’avenir du football ivoirien.
Initialement prévue pour juin, l’élection a été reportée à septembre 2026, en raison du calendrier international, notamment la Coupe du monde. Ce report laisse davantage de temps aux différents acteurs pour affiner leurs stratégies et consolider leurs soutiens.
Une candidature encore non déclarée mais crédible
Si le président sortant Idriss Diallo et Souleymane Cissé ont déjà exprimé leurs intentions, Malick Tohé, actuel premier vice-président de la FIF, attire de plus en plus l’attention, bien qu’il n’ait pas encore officialisé sa candidature.
Selon plusieurs sources concordantes, relayées notamment par des médias en ligne, il apparaît comme une option sérieuse. « Il connaît parfaitement les rouages du football ivoirien », confie une source proche du milieu, évoquant également son rôle dans l’élection d’Idriss Diallo en 2022.
Un profil expérimenté et transversal
Né le 17 janvier 1968, Malick Tohé s’est progressivement imposé comme une figure influente du paysage sportif national. Acteur du secteur du café-cacao en tant que dirigeant d’entreprise, il a également occupé des fonctions stratégiques à la Primature.
Dans le domaine du football, son parcours est marqué par des collaborations avec d’anciens dirigeants de la FIF, notamment Jacques Anoma et Sidy Diallo, avant d’accéder au poste de premier vice-président.
Son expérience s’étend également à l’échelle continentale, avec des activités au sein de la Confédération africaine de football (CAF), ainsi qu’au niveau local, où il a présidé le CO Korhogo.
Pour plusieurs observateurs et dirigeants de clubs, ce parcours fait de lui un profil capable de fédérer et d’insuffler une nouvelle dynamique à la tête de la FIF.
Une présence active sur la scène internationale
En attendant une éventuelle déclaration officielle, Malick Tohé poursuit ses activités au sein des instances dirigeantes. Il a récemment pris part, aux côtés d’Idriss Diallo, au 76e Congrès de la FIFA, tenu le 30 avril 2026 à Vancouver, au Canada.
Cette rencontre a réuni les principaux responsables du football mondial autour des grandes orientations du développement de la discipline. La délégation ivoirienne comprenait également le directeur exécutif de la FIF, Armand Désiré Gohourou.
Quelques jours auparavant, le 23 avril 2026, Idriss Diallo et le Comité exécutif célébraient le quatrième anniversaire de leur accession à la tête de la fédération, dans un contexte où les équilibres internes pourraient être redéfinis à l’approche du scrutin.
Une élection aux enjeux stratégiques
Au-delà des candidatures, cette élection s’annonce déterminante pour l’avenir du football ivoirien. Entre continuité et renouvellement, les prochains mois devraient être marqués par une intensification des tractations et des positionnements.
Dans ce paysage en recomposition, Malick Tohé apparaît, pour de nombreux observateurs, comme un acteur à suivre de près.







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