Pour sa première sortie officielle depuis la fin des élections générales en Côte d’Ivoire, Antoine Assalé Tiémoko avait le moral bien haut samedi à Tiassalé. Il a réussi sa rentrée politique 2026 avec une forte mobilisation de ses supporters parés de tee-shirts jaunes, la couleur dominante de son mouvement Adci. Ils sont venus des quatre points cardinaux du pays, des contrées voisines de Tiassalé aux zones les plus reculées de Côte d’Ivoire. Sorti récemment d’une situation inédite, un interrogatoire serré à la préfecture de police émaillé de malaises cardiaques, l’ancien député peut compter avec des soutiens multiformes. Des militants convaincus, des sympathisants, des curieux et des forces politiques sœurs qui comptent dans le paysage politique de la Côte d’Ivoire, Fpi, Ppa-Ci, Pdci-Rda… « Le candidat des jeunes », Jean François Konan a marqué les esprits avec un discours fort offensif. De même, le maire de Tabou, Jean Luc Ouallo est intervenu pour le compte du Ppa-Ci de Gbagbo.
Face à un auditoire acquis, Assalé a déroulé un discours engagé entre dénonciation de la gouvernance du régime Rhdp et proposition pour une Côte d’Ivoire nouvelle fondée sur les valeurs de la République. Nullement, Assalé n’a sourcillé, aucune once de peur alors que l’étau judiciaire qui réduit les opposants au silence le guette. Mercredi, il devrait honorer un nouveau rendez-vous avec les procureur dans la même affaire où quatre charges pèsent sur ses épaules d’opposant.

Assalé a fustigé cette façon de gérer la République. Au passage, il n’a pas manqué de relever les failles du système électoral avec des lois qui prennent des libertés avec la transparence. Entre autres, l’administration qui a été faite du parrainage, un système qui s’est avéré un gouffre à opposants.
Dans une communion totale qui a fait vibrer Tiassalé le temps d’un week-end, l’Adci, ses militants et ses sympathisants ont pris l’engagement d’être présents sur la scène politique et de se faire entendre. Devant eux, leur leader, leur champion, celui qu’ils surnomment le Kirikou de la politique ivoirienne.

Avec enthousiasme Assalé peut alors lancer du haut de la tribune de cette rentrée politique : << Mes chers compatriotes !
Notre pays arrive à la fin d’un cycle politique.
Un cycle qui s’éteint. Un cycle qui ne peut plus porter nos espoirs.
Devant nous, de grands bouleversements arrivent.
Et je vous le dis clairement :
ce n’est pas une menace, c’est une chance.
La fin d’un cycle, c’est l’Histoire qui frappe à notre porte.
C’est une opportunité rare. Une opportunité de tout réinventer.
Réinventer la manière de faire la politique.
Réinventer la manière de gouverner.>>
SD à Abidjan
sdebailly@yahoo.fr







Commentaires Facebook