Le procès en Côte-d’Ivoire sur l’assassinat de l’ancien chef d’Etat Robert Guéi renvoyé au 21 janvier

Le procès sur l’assassinat du Gal Robert Guéi, ex-Pdt ivoirien, renvoyé au 21 janvier 2016
Par Alain TRA BI

Le tribunal d’Abidjan a renvoyé jeudi au 21 janvier pour « défaut de formalité » le procès sur l’assassinat du général Robert Guéi, ancien chef d’Etat ivoirien (1999-2000), dans lequel sont accusés une vingtaine de personnes dont des ex-chefs militaires sous l’ère Laurent Gbagbo.

Ouvert à 10H30, heure locale par le président de la Cour, le juge Dembélé Tahirou, celui-ci a procédé à la vérification des identités des prévenus arrivés menottés en fil indienne au tribunal dont Anselme Séka Séka, ancien aide de camp de Simone Gbagbo et Bruno Dogbo Blé, commandant de la Garde républicaine sous Laurent Gbagbo.

En juin, Anselme Séka Séka, a été condamné dans un autre procès à « 20 ans de prison fermes pour assassinat et tentative de destabilisation » et Bruno Dogbo Blé pour « le bombardement du marché d’Abobo », nord d’Abidjan.

Dans le box des accusés, avait déjà pris place l’ancien ministre de la Défense de M. Gbagbo, Moïse Lida Kouassi actuellement détenu au camp pénal de Bouaké (centre ivoirien) pour « tentative de coup d’Etat ».

La lecture du Procès-verbal (PV) est faite peu après pour rappeler les faits qui sont reprochés aux accusés.

Le 19 septembre 2002, jour d’une tentative de coup d’Etat contre le pouvoir Gbagbo, le général Robert Guéi a été retrouvé assassiné à Cocody (est d’Abidjan) après avoir été enlevé à Cathédrale au Plateau, selon le procès verbal lu à l’audience.

En plus du général Guéi, son épouse Rose Doudou, son aide de camp Fabien Coulibaly et de cinq autres militaires de sa garde rapprochée ont trouvé la mort.

Suite à la lecture du PV, le commissaire du gouvernement Ange Kessi et le conseil des accusés sont invités par à faire des « observations ».

Aucune observation n’ayant été faite par le conseil des prévenus, le juge Tahirou décide du renvoi du procès.

« L’audience du procès de l’assassinat du Général Guéi est renvoyée au jeudi 21 janvier à l’Etat-major pour défaut de formalité », a déclaré le président du tribunal Dembélé Tahirou, mettant ainsi fin à l’ouverture de ce procès.

ATB
Alerte info/Connectionivoirienne.net

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19 personnes jugées en Côte-d’Ivoire pour l’assassinat de Robert Guéi

Dix-neuf personnes dont le général Dogbo Blé, un ex-homme fort du régime de Laurent Gbagbo, et Anselme Séka Yapo, ancien responsable de la sécurité rapprochée de Simone Gbagbo, comparaissaient jeudi à Abidjan devant le tribunal militaire pour assassinat et complicité d’assassinat du général Robert Guéï, ex-chef de la junte en Côte d’Ivoire.

Au total ce sont 24 militaires qui sont poursuivis pour assassinat et complicité d’assassinat sur le général Guéï Robert, sa famille et sa garde rapprochée.

« Dix-neuf sont en détention, trois en liberté et deux autres en fuite », avait précisé le procureur militaire, Ange Kessi.

Surnommé « le père Noël en treillis », Robert Gueï a dirigé la junte militaire installée en Côte d’Ivoire après le coup d’Etat du 24 décembre 1999 contre le président Henri Konan Bédié.

Le général Gueï avait été vaincu par Laurent Gbagbo à la présidentielle d’octobre 2000 et chassé du pouvoir par la rue alors qu’il tentait de s’y maintenir.

Le général Gueï, âgé de 61 ans, avait été assassiné ainsi que son épouse, des membres de sa famille et de sa garde rapprochée, le 19 septembre 2002, jour d’un coup d’Etat manqué contre Laurent Gbagbo qui avait entraîné la prise de contrôle du nord et de l’ouest du pays par la rébellion des Forces nouvelles.

Robert Gueï avait été accusé par le pouvoir de Laurent Gbagbo d’être derrière ces troubles. Les partisans de Gueï attribuaient en retour au régime la mort de leur chef, ce que le camp Gbagbo a toujours récusé.

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Selon le procureur militaire, le commandant Anselme Séka Yapo, dit « Séka Séka », ancien responsable de la sécurité rapprochée de Simone Gbagbo, épouse de l’ex-chef d’Etat, et le général Dogbo Blé, ex-commandant de la Garde républicaine, sont les principaux suspects.

Anselme Séka Yapo, ex-commandant de gendarmerie, a été condamné le 4 août dernier à 20 ans de prison pour « assassinat » durant la crise post-électorale de 2010-2011.

Dogbo Blé, un ex-homme fort du régime de Laurent Gbagbo a été condamné en octobre 2012 à 15 ans de prison pour complicité dans l’assassinat d’un officier à la retraite et en mars 2015 à 20 ans de prison pour son rôle durant la crise postélectorale.

Pascal Affi N’Guessan, le président du Front populaire ivoirien (FPI), parti fondé par Laurent Gbagbo et Moïse Lida Kouassi, ministre de la Défense au moment des faits, font partie des témoins de ce procès.

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BBC Afrique

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