Baisse du coût des denrées annoncée, Les consommateurs attendent toujours

Interrogés sur l’effectivité de la baisse des prix des denrées de grande consommation sur le marché ivoirien, les consommateurs du grand marché de Koumassi comme ceux du marché Gouro de Yopougon Siporex, sont unanimes. « Rien n’a diminué… ». C’est l’une des très fréquentes réponses qu’ils lâchaient, tous remontés. On aurait dit qu’ils s’étaient passés le mot. « Et comme si cela ne suffisait pas, le riz a aussi augmenté », a ajouté une consommatrice venue se ravitailler. Ces avis contrastent avec ce qui avait été annoncé par le gouvernement, il ya quelques mois. En effet, dès sa prise de fonction, le Premier ministre, Jeannot Kouadio Ahoussou, avait indiqué parmi ses priorités, la lutte contre la cherté de la vie. « Les prix des produits de grande consommation vont baisser dans un délai de trois mois sur les marchés ivoiriens », avait-il annoncé. Aussi, les autorités avaient-elles expliqué que le délai de trois mois était le temps pour elles de trouver une solution aux problèmes rela- tifs à la réduction des taxes, à la réorganisation des coopératives, au transport des produits et à la qualité des produits. Exprimant ainsi la volonté du gouvernement à tout mettre en œuvre pour trouver des solutions idoines à la lutte contre la cherté de la vie. En dépit de cette volonté affichée par l’Etat, la grande soif des consommateurs n’est toujours pas étanchée. « Rien n’a encore diminué et le marché est très cher. Le poisson est trop cher, avant ce n’était pas ainsi. Le carton coute 35000, alors qu’on l’achetait à 25000 tout au plus. Rien n’a été encore fait. Même pour le riz, le prix n’a pas baissé, mais plutôt augmenté. Que pouvons-nous faire? Nous sommes fatigués des fausses promesses de l’Etat. Rien ne change sur le marché » a déploré Sangaré Asta, vendeuse de poisson au marché de Djè Konan Koumassi. Notons que le ministre du commerce, Dagobert Banzio, avait annoncé l’application de 11 mesures qui feraient baisser le prix des denrées de grande consommation dans le délai convenu. Ces mesures concernent le riz, le sucre, le lait, la tomate concentrée, l’huile de table, les produits vivriers, la viande bovine et le bétail, le poulet, le poisson et le gaz butane. Aqui la faute? Al’Etat, aux importateurs, aux grossistes, ou aux détaillants? La question reste posée.
Ella DOGBO (Stg)
Soir Info

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