Sia Popo le retour…2 milliards volés pour déstabiliser Ouattara ?

Photo AFP, Ouattara a Paris janvier 2012

Pour déstabiliser le régime Ouattara 2 milliards de FCfa pompés dans une banque

Par Charles Kouassi Source: L’Intelligent d’Abidjan

Grande alerte au sein des milieux des affaires à Abidjan et sale temps pour une banque de la place. Cette banque aux couleurs vert et noir a été victime la semaine passée d’un retrait frauduleux de 2 milliards de F Cfa. La somme du crime a été prise en cash et en devises étrangères par un quidam. L’enquête confiée à la police économique suit son cours. Si le principal suspect dont les images et photos ont été captées par les cameras de surveillance de la banque, dans l’espace VIP, semble avoir pris la poudre d’escampette, les cerveaux par contre seraient encore à Abidjan. De bonnes sources, une partie de cet argent sale pourrait rejoindre des circuits de financement de la déstabilisation contre le régime Ouattara. Les autorités compétentes sont sur le dossier, tandis que des sources proches de la banque victime, dénoncent des mains tapies dans l’ombre, pour protéger ceux qui ont fait le coup. Deux agents de la banque, une caissière et un directeur, sont déjà aux arrêts. Selon nos informations, c’est au nom d’une société de change fictive, qu’un crédit en devises étrangères, a été mis sur le compte et le retrait a été ensuite effectué. Pourtant avec l’affaire 500 millions de FCFA de Kouassy Oussou ( ancien Directeur général de l’Economie), et les dossiers de décaisse dans une ment frauduleux à la BNI, aussi que d’autres banques, sous l’ancien régime, des consignes avaient été données aux banques de la place, pour faire preuve de vigilance. ‘’Comment peut-on sortir en espèce, en un seul jour 2 milliards de FCFA, dans une banque comme ça», s’interrogent des opérateurs économiques et le commun des mortels. Selon eux, pendant que des citoyens gagnent de façon honnête leur vie, il est dommage que des acteurs économiques fassent le choix de la facilité, visant à discréditer le système bancaire et le cas échéant financer la déstabilisation contre le régime Ouattara. «Sovenons-nous de Sia Popo qui a précédé la rébellion de septembre 2002. Pas de fumée sans feu», prévient un interlocuteur, qui suggère que tout soit être mis en œuvre pour faire parler la rigueur de la loi et mettre hors d’état de nuire, ces criminels à col blanc sans foi, ni loi tapis dans l’ombre, ces Jérôme Kerviel déjà prêts à sévir dans d’autres banques. Pour le moment l’IA a choisi de ne pas citer le nom de la banque, celui du suspect en fuite, ni les noms des commanditaires présumés. Tous les regards restent tournés vers le Parquet d’Abidjan et la police économique, pour boucler avec célérité ce scandale qui défraie déjà la chronique.

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