Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a remporté, dimanche 25 octobre 2026, le second tour de l’élection présidentielle face à Flávio Bolsonaro, fils de l’ancien chef de l’État Jair Bolsonaro. À 80 ans, le dirigeant de gauche décroche un quatrième mandat présidentiel, à l’issue d’une élection marquée par une forte polarisation politique et une prolongation exceptionnelle des opérations de vote.
Luiz Inácio Lula da Silva reste à la tête du Brésil. Selon les résultats annoncés par le Tribunal supérieur électoral (TSE), le président sortant a recueilli 51,79 % des suffrages valablement exprimés, contre 48,21 % pour son adversaire Flávio Bolsonaro, candidat de la droite conservatrice.
Avec plus de 64,2 millions de voix contre 59,8 millions pour son rival, Lula s’impose avec une avance d’environ 4,4 millions de suffrages.
Cette victoire intervient après un premier tour remporté par Flávio Bolsonaro, malgré des sondages qui plaçaient initialement Lula en position favorable.
Un quatrième mandat pour Lula
Déjà président du Brésil de 2003 à 2010, puis revenu au pouvoir en janvier 2023, Lula obtient un quatrième mandat à la tête de la première puissance économique d’Amérique latine.
Sa victoire confirme le maintien de la gauche au pouvoir dans un pays profondément divisé entre deux visions politiques et économiques.
Pendant la campagne, Lula a défendu un programme axé sur la redistribution des richesses, le renforcement des aides sociales et le soutien aux familles les plus modestes.
Son adversaire, Flávio Bolsonaro, 45 ans, a privilégié un discours favorable à la libéralisation économique, à la réduction de l’intervention de l’État et au durcissement de la lutte contre la criminalité.
Flávio Bolsonaro échoue à succéder à son père
Fils de l’ancien président Jair Bolsonaro, Flávio Bolsonaro espérait ramener la droite conservatrice au pouvoir.
Son père purge une peine de 27 ans de prison pour son implication dans une tentative de coup d’État. Durant la campagne, Flávio Bolsonaro avait promis de lui accorder une amnistie en cas de victoire.
Malgré sa défaite, le candidat conservateur a obtenu plus de 48 % des suffrages, illustrant le poids électoral que conserve le courant politique incarné par son père.
Flávio Bolsonaro a toutefois refusé de reconnaître sa défaite et annoncé son intention de contester le résultat du scrutin.
Une prolongation exceptionnelle du vote
Le second tour a également été marqué par une décision inhabituelle de la justice brésilienne.
Initialement prévue à 17 heures, heure locale, la fermeture des bureaux de vote encore ouverts a été repoussée à 19 heures sur décision de la Cour suprême.
Les deux candidats avaient demandé cette prolongation pour des raisons différentes.
Le camp de Lula avait signalé des difficultés de transport empêchant certains électeurs de rejoindre les bureaux de vote dans neuf États. Celui de Bolsonaro avait invoqué les fortes pluies dans le sud du pays, qui compliquaient également les déplacements.
Cette décision tardive a perturbé les opérations de dépouillement, plusieurs bureaux ayant déjà fermé lorsque la prolongation a été annoncée.
Un Brésil toujours profondément divisé
Avec cette nouvelle victoire, Lula dispose d’un mandat supplémentaire pour poursuivre sa politique sociale et économique.
Mais le résultat serré témoigne de la persistance des divisions politiques au sein de la société brésilienne.
Le président réélu devra notamment répondre aux préoccupations liées au pouvoir d’achat, à la sécurité, aux finances publiques et aux inégalités sociales.
La contestation annoncée par Flávio Bolsonaro pourrait également prolonger les tensions politiques au-delà du scrutin.
Connectionivoirienne.net
🇧🇷 Llorando recibe su cuarta vez ganando la presidencia de Brasil. @LulaOficial contra medio mundo evitándolo, lo hizo. Es maravilloso. https://t.co/oMeOG9zAsu
— Juliana Beltrán 🇨🇴🇧🇷 (@julibmoya) October 26, 2026






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