Par Antoine Kemonsei
La Côte d’Ivoire s’est inclinée 0-1 face au Cameroun à Abidjan. Un match amical, certes, mais une défaite qui mérite d’être analysée tant elle met en évidence plusieurs interrogations sur le jeu des Éléphants.
Le problème n’est pas seulement le résultat. C’est la manière.
Face à un Cameroun discipliné, la Côte d’Ivoire a peiné à transformer ses séquences de possession en véritables occasions. Trop peu de verticalité, des attaques parfois prévisibles et une difficulté à accélérer dans les derniers mètres : autant de signaux à examiner.
LE DÉFI DE L’EFFICACITÉ
Aujourd’hui, les Éléphants doivent franchir un cap : avoir le ballon pour faire mal, et non simplement pour le conserver.
Il faut davantage d’appels dans la profondeur, de jeu entre les lignes, de changements de rythme et de présence dans la surface.
La qualité individuelle existe. Mais elle doit davantage se traduire par une efficacité collective.
LE BUT À LA REPRISE INTERPELLE
Le Cameroun a frappé dès le début de la seconde période.
Sans chercher un responsable individuel, cette séquence doit être décortiquée : placement, concentration, transition défensive et réaction collective.
Dans les grandes compétitions, ces quelques secondes peuvent décider d’un match.
HERVÉ RENARD DOIT TROUVER LES BONNES COMBINAISONS
Cette rencontre doit servir de laboratoire au sélectionneur.
L’enjeu n’est pas de tout remettre en cause, mais de déterminer quelles associations offrent le meilleur équilibre entre récupération, construction, percussion et finition.
Et surtout, les Éléphants doivent disposer d’un plan B lorsque leur animation initiale est neutralisée.
PAS DE PANIQUE. MAIS PAS DE COMPLAISANCE.
Un match amical ne
permet évidemment pas de tirer des conclusions définitives.
Mais il serait dommage de minimiser cette défaite.
Le Cameroun a gagné à Abidjan. La Côte d’Ivoire, elle, doit maintenant gagner quelque chose de cette défaite : des réponses.
Les prochaines sorties devront montrer si les enseignements d’Ébimpé ont été entendus.
Le véritable enjeu n’est donc pas le 0-1. C’est ce que les Éléphants vont changer après ce 0-1.
Antoine Kemonsei
akemonsei@yahoo.fr






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