
Un mois et demi après les violences meurtrières qui ont endeuillé Kossandji, dans la sous-préfecture de Danguira, département d’Alépé, le gouvernement ivoirien a renouvelé son soutien aux populations durement éprouvées.
Vendredi 18 septembre 2026, Patrick Achi et Myss Belmonde Dogo se sont rendus à Kossandji pour exprimer la compassion des autorités aux familles endeuillées et apporter le soutien du gouvernement aux sinistrés.
Cette visite intervient après les violences survenues les 4 et 5 août 2026 dans cette importante localité de la sous-préfecture de Danguira. Le drame avait fait sept morts, plusieurs blessés et une personne portée disparue, ainsi que d’importants dégâts matériels.
Face aux populations, les responsables gouvernementaux ont réaffirmé la solidarité de l’État à l’endroit des victimes et des familles touchées par le drame.
Patrick Achi salue la réaction des autorités locales
Au cours de sa visite, Patrick Achi a salué la promptitude du préfet de région et du sous-préfet dans leur réaction au lendemain des violences.
Il a souligné que les efforts des autorités administratives, conjugués aux conseils et à l’action des chefs locaux de village, avaient permis d’éviter des représailles et une nouvelle escalade de la violence.
Le président du Conseil régional de La Mé a également salué l’implication des cadres de Kossandji dans les efforts de retour au calme. Il a insisté sur le rôle joué par les différentes composantes de la communauté pour empêcher que les violences ne donnent lieu à un cycle de représailles.
Myss Belmonde Dogo salue les discours d’apaisement
Prenant la parole devant les populations, Myss Belmonde Dogo a remercié le chef du village ainsi que le député Christophe N’Cho pour leurs discours en faveur de l’apaisement.
La ministre a particulièrement salué leur attitude malgré les pertes humaines et les blessures encore vives au sein de la population.
« C’est un discours qui vous grandit malgré vos cœurs déchirés. Vous n’avez pas de rancœur, et cela vous grandit. Merci, merci pour votre sagesse et votre cœur apaisé. »
À travers ces propos, Myss Belmonde Dogo a rendu hommage à la retenue des responsables locaux et à leur volonté de privilégier le dialogue malgré l’épreuve traversée par Kossandji.
Elle a également encouragé les populations à préserver cet esprit d’apaisement afin d’éviter une résurgence des tensions entre les différentes communautés.
Un soutien renouvelé aux sinistrés
Au-delà des pertes en vies humaines, plusieurs familles ont subi des destructions et des pertes matérielles importantes lors des violences.
La visite de Patrick Achi et de Myss Belmonde Dogo s’inscrit dans le prolongement des actions engagées par les pouvoirs publics depuis le drame. Elle vise à réaffirmer la solidarité de l’État envers les familles endeuillées et les personnes sinistrées.
Dès les premières heures qui ont suivi les violences, Patrick Achi s’était rendu à Kossandji dans les 72 heures, afin de rencontrer les populations et de témoigner de la solidarité des pouvoirs publics.
Dans les jours suivants, le ministère de la Cohésion nationale avait également dépêché une mission à Kossandji pour écouter les différentes communautés, présenter les condoléances aux familles endeuillées et encourager le dialogue. Un appui financier avait alors été accordé aux familles des sept victimes au nom du gouvernement.
Le Médiateur de la République avait, à son tour, conduit les 19 et 20 août une mission de compassion et d’écoute dans la localité. Cette démarche avait permis de rencontrer les différentes composantes de la population et de recueillir leurs versions des événements.

La justice poursuit son travail
Sur le plan judiciaire, le Parquet près le Tribunal de première instance d’Abobo avait annoncé l’interpellation de 18 personnes à la suite des violences.
Une information judiciaire avait été ouverte notamment pour des faits présumés de meurtre, troubles à l’ordre public, détention illégale d’armes à feu, association de malfaiteurs, vols, destructions et coups et blessures volontaires.
Les 18 personnes ont été inculpées des infractions retenues contre elles et placées sous mandat de dépôt.
Alors que la justice poursuit son travail, les autorités et les responsables locaux mettent désormais l’accent sur la prévention d’une nouvelle montée des tensions et sur le retour durable de la confiance entre les communautés.
À Kossandji, le message porté par les autorités est désormais celui de la paix, du dialogue et de la cohésion sociale. Pour les familles endeuillées et les sinistrés, le soutien apporté par l’État constitue une nouvelle étape dans l’accompagnement des populations, alors que le village tente progressivement de se relever après les violences qui l’ont profondément marqué.
Les personnes mises en cause dans le cadre de la procédure judiciaire bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision de justice définitive.






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