La diaspora ivoirienne en France est en deuil après l’annonce du décès de Christine Zékou, militante connue pour son engagement politique et son soutien à de nombreux Ivoiriens et Africains établis dans l’Hexagone.
Bien avant la crise postélectorale ivoirienne de 2010-2011, Christine Zékou s’était distinguée par sa disponibilité et sa solidarité envers ses compatriotes. Grâce à son réseau de contacts en France, elle apportait régulièrement son aide à des Ivoiriens et à d’autres ressortissants africains confrontés à diverses difficultés.
Engagée politiquement, elle était également l’une des voix qui défendaient l’administration de Laurent Gbagbo auprès de certains milieux politiques français. Après avril 2011 et l’arrivée d’Alassane Ouattara au pouvoir, elle s’est retrouvée au premier plan de plusieurs actions de résistance pacifique menées en France par des militants opposés au nouveau pouvoir ivoirien et dénonçant le rôle joué par la France dans la crise ivoirienne.
Christine Zékou avait également été profondément éprouvée par la disparition de l’un de ses jeunes frères, Wyoudré Zékou, lui aussi engagé dans le combat politique en faveur du retour à la démocratie en Côte d’Ivoire. Ce dernier était décédé tragiquement aux États-Unis.
Ceux qui ont côtoyé Christine Zékou retiennent notamment sa fougue militante, sa générosité, son sens de la solidarité et sa disponibilité envers les autres. Dans les milieux militants ivoiriens de France, certains l’appelaient affectueusement « Maman », témoignage de la place qu’elle occupait auprès de nombreux compatriotes.
Sa disparition laisse le souvenir d’une femme qui aura consacré une importante partie de son parcours à ses convictions, mais également à l’entraide et au soutien de la communauté ivoirienne et africaine en France.






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