Au lendemain du décès du colonel-major Martin Fofié Kouakou, Guillaume Soro a rendu hommage à son ancien collaborateur pendant la crise politico-militaire de 2002, saluant notamment une « loyauté qui n’a jamais vacillé ».
Dans une note, l’ancien président de l’Assemblée nationale ivoirienne dit conserver le souvenir d’un homme avec lequel il a partagé « des années d’espoirs et de craintes », dans les moments difficiles de la crise ivoirienne.
« De cette fraternité, je garde le souvenir d’une loyauté qui n’a jamais vacillé, même lorsque cela lui a coûté, même lorsque beaucoup ont préféré prendre leurs distances », a écrit Guillaume Soro.
Il ajoute : « C’est l’homme derrière l’uniforme que je retiens surtout aujourd’hui, et cette fidélité-là ne s’oublie pas. »
Un ancien commandant des Forces nouvelles
Le colonel-major Fofié Kouakou est décédé dimanche des suites d’une longue maladie, selon l’état-major des armées. Il commandait la deuxième région militaire de Daloa, dans le Centre-Ouest de la Côte d’Ivoire.
Sa dernière apparition publique remontait aux festivités du 66e anniversaire de l’indépendance de la Côte d’Ivoire, organisées vendredi 7 août à Yopougon, à l’ouest d’Abidjan.
Pendant la rébellion de 2002, qui avait placé le nord du pays sous le contrôle des Forces nouvelles, Fofié Kouakou avait été commandant de zone à Korhogo. Après la réunification de l’armée, il avait poursuivi sa carrière au sein des forces armées ivoiriennes, jusqu’à prendre le commandement de la deuxième région militaire de Daloa.
Pour Guillaume Soro, son ancien compagnon de la période de la rébellion, « sa fidélité ne s’est jamais démentie, ni dans les moments faciles ni dans les plus difficiles ».
L’ancien chef du Parlement estime enfin que le parcours de Fofié Kouakou demeure étroitement lié à l’histoire récente de la Côte d’Ivoire, qu’il aura, selon lui, servie « sans jamais compter ses sacrifices », jusqu’à son dernier commandement.






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