Mondial: contrairement à l’UEFA et à la CONCACAF, la CAF refuse de fermer la porte au projet controversé de Gianni Infantino

Alors que l’UEFA et la CONCACAF ont exprimé leur opposition au projet de vente de parts commerciales de la Coupe du monde à des investisseurs privés, la Confédération africaine de football (CAF) adopte une position plus ouverte. L’instance dirigée par Patrice Motsepe a annoncé qu’elle examinerait officiellement la proposition portée par la FIFA, suscitant déjà des critiques parmi les détracteurs de cette réforme.

Dans un communiqué publié mercredi, la CAF a confirmé avoir reçu le projet baptisé « FIFA Forward Enterprise » et a indiqué que son Comité exécutif procéderait à son examen et à son évaluation lors de sa prochaine réunion.

L’organisation a également invité ses 54 associations membres à étudier cette proposition et à participer au processus de consultation engagé par la FIFA.

Une approche différente de celle de l’Europe et de la CONCACAF

Contrairement à l’UEFA et à la CONCACAF, qui ont publiquement manifesté leurs réserves face à l’entrée potentielle d’investisseurs privés dans la gouvernance économique de la Coupe du monde, la CAF n’a pas rejeté le projet.

L’instance africaine affirme vouloir poursuivre les discussions avec la FIFA afin d’évaluer les bénéfices potentiels de cette initiative, notamment en matière de financement du développement du football.

Selon la CAF, cette proposition pourrait contribuer à accroître les ressources financières destinées au développement et à la croissance du football africain et mondial.

Un projet qui divise

Présenté par Gianni Infantino comme « une opportunité, mais pas une obligation », le projet de la FIFA continue toutefois de susciter un vif débat au sein de la gouvernance du football mondial.

Ses partisans estiment qu’il pourrait générer de nouvelles ressources financières importantes pour les fédérations et les confédérations.

À l’inverse, ses opposants craignent qu’une ouverture du capital économique de la Coupe du monde à des investisseurs privés ne conduise à une perte d’influence des instances sportives sur leur compétition la plus prestigieuse et n’accentue la logique de financiarisation du football.

La décision de la CAF de poursuivre les consultations fait ainsi de l’Afrique la première grande confédération à ne pas écarter publiquement cette initiative, laissant entrevoir un débat qui devrait s’intensifier dans les prochaines semaines.

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