Échos du jour / Pdci-Rda, compte à rebours pour Thiam et veillée d’armes

Nouvelle épreuve judiciaire pour Thiam : ses jours comptés et des soutiens très actifs

Le président du Pdci est face à un nouvel imbroglio judiciaire dans l’affaire qui l’oppose à certains militants de son parti qui ont porté plainte contre lui. L’affaire a déjà été examinée une fois et renvoyée au 31 juillet 2026 à quelques jours des vacances judiciaires. C’est un compte à rebours qui a commencé. Les requérants demandent à la justice de déclarer sa présidence du Pdci illégale et de placer ainsi le parti d’Houphouët-Boigny sous administration provisoire. Les militants qui y voient un coup fourré du Rhdp dans sa volonté d’asservir le Pdci pour garder longtemps le pouvoir, ne démordent pas. Depuis un temps, la base du parti, amenée par les Hauts représentants des régions administratives, aligne les déclarations de soutien et publie des preuves de la légalité de Thiam sur les réseaux sociaux. Mardi, la sœur cadette de Thiam, Nanan Yaa Nso a ainsi publié « les preuves » des cotisations de Thiam au bureau politique depuis 2014. Dans cette bataille judiciaire anticipée sur les réseaux sociaux certains vont jusqu’à proposer la recette Rodrigue Dadjé, avocat de Simone Gbagbo consistant à s’aplatir et à demander pardon au président de la République.

Yopougon : le petit commerce victime des festivités de l’an 66

A Yopougon, c’est devenu de la routine. Depuis que la décision a été prise de célébrer la fête de l’indépendance dans cette commune, une furie dévastatrice s’est emparée des installations des petits commerçants. Leurs étals, leurs magasins aux abords de certaines rues sont réduits en gravats. Quand on embellit ici, on casse là. Et certains habitants se demandent si la fête doit se faire sans les commerçants, appauvris à coups de pelleteuses. La veille de la fête est vécue comme un cauchemar pour eux.

Lever de boucliers chez les pro-Gbagbo après une déclaration du ministre porte-parole du gouvernement

« Des concepts creux et vaseux » tenus par quelqu’un qui est déjà disqualifié à parler politique en Côte d’Ivoire. C’est en ces termes réducteurs que le ministre de la communication, porte-parole du gouvernement a répondu à la récente sortie de Laurent Gbagbo lors d’une conférence de presse. Le jeudi 2 juillet le président du Ppa-Ci a développé devant la presse son nouveau concept de « pacte social » visant à faire des propositions pour l’amélioration des conditions de vie des Ivoiriens.

A Korhogo, devant des militants à qui il devait par la suite remettre des sacs de riz, Amadou Coulibaly a jugé l’occasion opportune pour laver l’affront qu’est le « pacte social » de Gbagbo. Pour M. Amadou, le passé criminel de Laurent Gbagbo qui aurait assassiné le général Guéi, l’acteur de cinéma Camara H et autres, le disqualifierait pour conclure un pacte social avec le peuple de Côte d’Ivoire.

Sa sortie amère et salée n’est pas du goût des partisans de l’ancien Président. Ils enchaînent les réactions par médias interposés et sur les réseaux sociaux. Mardi, dans une déclaration officielle, le Vice-Président en charge du pacte social, Jean Gervais Tchéidé a rappelé à Amadou Coulibaly sa responsabilité de membre du gouvernement qui devrait avoir de la mesure face à un ancien chef d’Etat. Mieux, il a invité le porte-parole du gouvernement à respecter le verdict de la justice internationale qui a acquitté Laurent Gbagbo de crimes contre l’humanité. Et ce n’est pas fini pour le ministre, coutumier des dérives verbales à l’encontre des opposants.

Une sélection de SD à Abidjan

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