Rhdp Mankono / Dissensions autour de la rentrée politique – Dosso Moussa au banc des accusés

Le Rhdp traverse des turbulences graves dans le département de Mankono. A la base des incompréhensions et mésententes criardes entre le secrétaire départemental et le coordonnateur régional du Béré, l’ancien ministre Moussa Dosso. Au nombre des conséquences directes de cette situation, le report de la rentrée politique décidé unilatéralement par Dosso Moussa, actuel Pca de Petroci. Ci-dessous un compte-rendu qui dépeint la situation et qui fait porter le chapeau de ce désordre ambiant au coordonnateur régional Rhdp du Béré.

Quelques heures après que le ministre Moussa Dosso, Coordonnateur régional RHDP du Béré, a annoncé le report « à une date ultérieure » de la rentrée politique du département de Mankono, invoquant de mystérieuses « raisons indépendantes de leurs volontés », le Secrétariat départemental fait un démenti sans appel.

Sous la signature de Cissé Namory, le démenti du 15 juillet 2026 est clair : la rentrée politique du RHDP est « maintenue et se tiendra, comme prévu, du 14 au 18 juillet 2026 à Mankono ».

Le communiqué du départemental ne se contente pas de maintenir la date ; il démonte, pièce par pièce, la fable du report. La date et les modalités ont été « arrêtées d’un commun accord », lors d’une séance de travail tenue le mardi 7 juillet 2026, à 10 heures, à l’immeuble Hévéa, au Plateau (entre le Secrétariat départemental et le Coordonnateur régional principal du Béré, c’est-à-dire Moussa Dosso en personne). 

L’homme qui invoque des « raisons indépendantes de leurs volontés » est donc celui qui a validé la date sept jours plus tôt… ! De quelles volontés parle-t-on, sinon de la sienne ? Le report n’était pas subi : il était voulu. Et son communiqué, en taisant la réunion du 7 juillet 2026, ne relève-t-il pas du mensonge par omission ?

Le Secrétariat départemental ne dit pas autre chose lorsqu’il appelle les militants « à la sérénité et à la vigilance » et les exhorte « à ne se fier qu’aux communications émanant officiellement du Secrétariat départemental et du Comité d’organisation ».

Saboter la mobilisation de son propre parti pour combattre Cissé Bacongo

Pourquoi un coordonnateur régional cherche-t-il à faire capoter une activité de mobilisation de son propre parti, dans son propre fief ? Son communiqué n’avance aucun grief contre le Secrétariat exécutif, aucun motif, rien. Alors qu’il a dit qu’il sait que c’est Cissé Bacongo qui est derrière cette rentrée politique. Si oui, quel est le souci ? Pas étonnant quand l’homme rapporte à la direction du parti que son seul problème à Mankono, c’est Cissé Bacongo.

Les enjeux de la rentrée politique

Une rentrée politique, ce sont des militants remobilisés, des structures remises en ordre de marche, un « moment de rassemblement, de travail et de renouveau au service des populations de Mankono ». Vouloir l’étouffer sans raison avouable, c’est faire passer des calculs personnels avant l’intérêt de Mankono et avant celui du RHDP. Ni plus, ni moins.

Vingt-trois ans, et pour quel bilan ?

Cet épisode ne surprend guère dans le Béré, où la coupe déborde depuis longtemps. Cadres et militants dressent, en privé, un réquisitoire accablant : vingt-trois ans à des postes de pouvoir : ministre, ministre d’État, Administrateur à la BAD, ministre gouverneur, aujourd’hui PCA, pour un bilan de terrain introuvable. « Pas une seule réalisation », cingle un cadre local, qui fulmine : « Il est indiscipliné et irresponsable à l’égard du parti. Le comportement qu’il adopte n’est pas normal. Il s’accapare des biens fonciers. Après avoir laissé à l’abandon le lycée professionnel et pris huit hectares pour bâtir sa résidence, il a pris une dizaine d’hectares de la réserve du lycée professionnel, sans oublier quatre hectares au pied d’un mont. Il passe son temps à se plaindre. » 

Et de rappeler qu’il y a quelques mois , à la veille de l’élection présidentielle, il avait déjà voulu faire reporter en vain une activité de la députée sortante. Par la suite, il a tenté d’être candidat aux législatives, au détriment de la dame, laissant entendre qu’il agissait pour un agenda personnel.

D’autres décrivent une méthode : ne jamais refuser, ne jamais agir. Une inertie érigée en système, qui condamne les structures de base à « chercher les moyens » elles-mêmes pour faire vivre un parti que leur coordonnateur regarde de loin. Pendant ce temps , malgré sa fortune présumée chiffrée à des milliards, il ne fait rien pour le parti sur le plan local. 

Le maintien de la rentrée politique apporte la démonstration qu’à Mankono, la machine militante tourne sans lui. Ainsi le Comité d’organisation est « à pied d’œuvre sur le terrain », les commissions travaillent. Moussa Dosso, lui, devra répondre : pourquoi cette tentative de report clandestin ? Que reproche-t-il au Secrétariat exécutif, à la direction du parti, au président du parti, et qu’il n’ose pas dire ? Et surtout : à quoi sert, depuis vingt-trois ans, sa présence dans le sommet du parti au national et à Mankono ? Est-ce vrai qu’il en veut au parti , y compris au président du parti, SEM Alassane Ouattara ? D’ailleurs, il avait failli décliner la Petroci laissant entendre qu’il mérite mieux que ça. 

Un fait reste indiscutable : Depuis décembre 2025, il ne s’est pas rendu sur le terrain à Mankono, de plus dans sa région politique. Plus grave, sur les six communes issues de sa region, le parti a subi d’énormes défaites dans quatre Mairies. De quoi s’interroger sur le sincérité de Moussa Dosso quant à son appartenance au RHDP.

BG, correspondance particulière

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