Pôle pénal économique et financier: le procès d’Adnane Achirou, époux de Marie-Paule Adjé, renvoyé au 20 juillet

Le procès d’Adnane Achirou, homme d’affaires et époux de l’influenceuse ivoirienne Marie-Paule Adjé, a été une nouvelle fois renvoyé par le tribunal du Pôle pénal économique et financier (PPEF). L’affaire a été reportée au 20 juillet 2026, date retenue pour l’ouverture des débats.

Cette décision a été annoncée ce jeudi par la présidente du tribunal, après avoir constaté l’absence des plaignants ainsi que celle de l’avocat de l’un des prévenus, empêché en raison d’un déplacement.

Dans ce dossier, trois personnes sont poursuivies. Le principal mis en cause répond des faits d’abus de confiance, tandis qu’Adnane Achirou et un autre prévenu sont poursuivis pour complicité d’abus de confiance. Les poursuites portent sur un montant de 201 millions de FCFA.

Lors de la précédente audience, le tribunal avait déjà renvoyé l’affaire afin d’obtenir la comparution des plaignants, estimant leur présence nécessaire à une meilleure compréhension du dossier.

Un litige commercial en toile de fond

À l’origine de cette procédure judiciaire se trouve un différend commercial opposant la Compagnie ivoirienne d’hévéa, dirigée par Thomas Tah, à Prime Prestige SAS, société dirigée par Adnane Achirou.

L’avocat de ce dernier, Me Issiaka Doumbia, a souhaité que le procès puisse enfin se tenir sur le fond afin que les différentes parties puissent exposer leurs arguments devant le tribunal.

Selon lui, son client fait l’objet d’une campagne de dénigrement sur les réseaux sociaux.

« Nous sommes vilipendés sur les réseaux sociaux et cela nous porte préjudice, parce que cela atteint notre dignité et notre honorabilité », a déclaré Me Doumbia.

L’avocat a également exprimé son souhait de voir la procédure aller à son terme, afin que les prévenus puissent, selon ses mots, « dire toute la vérité ».

Contestant les accusations relayées sur les plateformes numériques, il affirme que « tout ce qui a été écrit sur les réseaux sociaux est faux ». Il soutient par ailleurs que, si son client est poursuivi pour une supposée complicité d’abus de confiance portant sur 201 millions de FCFA, la partie plaignante serait elle-même redevable envers son client d’une somme de 1,6 milliard de FCFA.

Le tribunal devrait donc ouvrir les débats le 20 juillet, une audience attendue pour permettre aux différentes parties d’exposer leurs arguments sur le fond de cette affaire.

Avec Alerte info

Commentaires Facebook

Leave a Comment

Scroll to Top