Le mauvais coaching de Faé et Guy Demel a précipité la chute des Éléphants

Alors que le triplé d’Ousmane Dembélé face à la Norvège, lors du match de poule contre la France, avait clairement mis en évidence les failles de la défense norvégienne, Emerse Faé et Guy Demel ont fait un choix tactique qui interroge : laisser Amad Diallo sur le banc au coup d’envoi du seizième de finale.

Pourtant, l’attaquant de Manchester United est sans doute le joueur ivoirien le plus capable de prendre de vitesse une défense évoluant avec une ligne haute, comme celle de la Norvège. Son explosivité, sa qualité de percussion et sa capacité à éliminer ses adversaires en un contre un constituaient des atouts majeurs face aux Scandinaves.

À l’inverse, l’attaque alignée d’entrée n’a jamais véritablement réussi à mettre sous pression la défense adverse, contrairement au trio Amad Diallo, Yan Diomandé et Nicolas Pépé aperçu face à Curaçao. Les Éléphants ont une nouvelle fois manqué de profondeur, de vitesse et de créativité dans les trente derniers mètres.

La Côte d’Ivoire ne dispose plus aujourd’hui d’un véritable numéro 9 du calibre de Wilfried Bony ou de Didier Drogba. Yoan Bony n’est pas encore à ce niveau. Lent, manquant de percussion et peu influent dans le jeu, il a davantage freiné l’animation offensive ivoirienne qu’il ne l’a dynamisée.

L’entrée en jeu d’Amad Diallo a, en revanche, immédiatement apporté davantage de percussion et de danger, renforçant le sentiment qu’il aurait pu changer le visage de la rencontre s’il avait débuté. La preuve : il est l’auteur du but égalisateur (1-1), redonnant espoir aux Éléphants et démontrant l’impact qu’il peut avoir lorsqu’il est sur la pelouse.

Au-delà de la prestation des joueurs, ce seizième de finale laissera donc un goût d’inachevé. Les choix opérés par le staff technique, notamment la titularisation de certains éléments et le maintien d’Amad Diallo sur le banc au coup d’envoi, alimenteront sans doute les débats après cette élimination.

Dans une compétition aussi relevée que la Coupe du monde, les détails font souvent la différence. Face à une Norvège dont les faiblesses défensives étaient connues, la Côte d’Ivoire n’a peut-être pas aligné, dès le départ, les armes les plus adaptées pour les exploiter. Le coaching d’Emerse Faé et de Guy Demel restera ainsi l’un des principaux sujets de discussion au lendemain de cette élimination.

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