2e Journées nationales du numérique / Des technologies qui vont plus vite que le droit : Djibril Ouattara expose sa vision

« Intelligence artificielle et confiance numérique : bâtir un écosystème sécurisé, éthique et respectueux des droits ». Tel est le thème qui a meublé la 2e édition des Journées du Droit Numérique (Jdn) tenue jeudi 25 et vendredi 26 juin 2026 à Abidjan. Organisée par le ministère de la Transition Numérique et de la Digitalisation, ces assises ont pour mission d’analyser les évolutions technologiques dans le secteur du numérique à l’aune des textes de droit qui encadrent ces avancées. L’une des principales évolutions ces dernières années reste la percée de l’intelligence artificielle qui devient incontournable et un enjeu de gouvernance.

Dans son intervention a l’ouverture du salon, le ministre Djibril Ouattara a exposé sa vision pour l’essor d’un numérique qui respecte l’éthique et crée les conditions de la confiance des acteurs et usagers. La substance de son exposé met en lumière les principaux défis de la connectivité en Côte d’Ivoire. En d’autres termes, il s’agissait d’éclairer son plan stratégique pour les prochaines années pour que l’internet soit dans tous les foyers du pays afin que nos populations en bénéficient pleinement. 7 piliers composent cette stratégie. Entre autres :

– Étendre la couverture par le déploiement de la 5G dans les villes de +25 000 habitants

– faire passer le taux de pénétration des smartphones de 40% à 80% d’ici fin 2027

– renforcer la résilience : après la rupture de câbles sous-marins en mars 2024, l’arrivée du câble Africa est présentée comme une « révolution » pour l’accès internet.

– l’inclusion : ici le ministre Djibril Ouattara rappelle que le numérique doit être un « facteur d’inclusion » et servir à améliorer concrètement la vie des populations. « L’ambition de la Côte d’Ivoire est claire. Nous voulons être le leader du numérique en Afrique de l’Ouest et en Afrique. C’est la vision du Président Alassane Ouattara », a martelé Djibril Ouattara ajoutant que le numérique est un accélérateur de développement, un levier de compétitivité, un outil de modernisation de l’État.

« Notre responsabilité collective est de faire en sorte que la transformation numérique améliore concrètement la vie des populations. Soit nous saisissons l’opportunité [de l’IA], soit nous sommes menacés par la régression et le manque de compétitivité », a-t-il alerté

Cette 2e édition a placé la confiance numérique et l’IA au centre, mais avec la connectivité comme base indispensable pour que personne ne soit laissé de côté. Le gouvernement mise sur 7 piliers et 40 projets pour atteindre son objectif de leadership régional.

Dans une keynote qu’il a animée au cours de cette rencontre, le directeur général adjoint de l’Anssi a indiqué clairement que l’évolution du numérique a amené l’état ivoirien à légiférer afin d’encadrer ce secteur émergent. Mais, fait-il observer, la technologie va plus vite que les textes de loi. D’où la.nécessité d’adapter lesdits textes pour tenir compte des changements technologiques sans cesse croissants. Des projets de décrets ou d’ajustement des textes sont en cours d’élaboration, selon lui.

Le défi de.notre ère, c’est également les solutions numériques utilisant l’intelligence artificielle. A cet effet, un hackhaton a été organisé et qui a mis en compétition des groupes d’étudiants. Des travaux intéressants ont séduit le public qui a participé au vote. Ils vont des solutions de gestion de personnels dans les hôpitaux au suivi d’une femme enceinte à travers un carnet numérique. Composé d’étudiants de l’Esatic, le groupe Finder a remporté l’hackathon

SD à Abidjan

syldebailly24@gmail.com

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