
Plus vaste aire protégée du pays avec 1,15 million d’hectares, le Parc national de la Comoé, dans le nord-est ivoirien, s’appuie depuis 2023 sur un dispositif de surveillance aérienne renforcé. Ultra-légers motorisés (ULM), drones et salle de contrôle ont permis de réduire significativement le braconnage et l’orpaillage clandestin, selon l’Office ivoirien des parcs et réserves (OIPR).
Une surveillance aérienne pilotée depuis Bouna
Depuis sa Direction de zone nord-est à Bouna, l’OIPR combine ULM de type Bat Hawk, drones et salle de contrôle reliée en temps réel aux équipes au sol. Le dispositif cible le braconnage, l’orpaillage clandestin, la transhumance et la pêche illégale, principales pressions identifiées dans le parc. Deux officiers ivoiriens ont été formés au pilotage à l’étranger et disposent désormais d’une licence ivoirienne.
Des résultats salués par les partenaires
Le bilan 2024 fait état d’une réduction de 12 % du taux d’infiltration lié au braconnage, de 86 % pour l’orpaillage clandestin et de 2 % pour la transhumance. En mai 2025, le parc, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1983, a été inscrit sur la Liste verte de l’Union Internationale pour la Conservation de la Nature (UICN). En janvier 2026, une mission conjointe de la banque allemande de développement (KfW) et de l’OIPR a salué des avancées significatives sur les sites de Bougoulaye, Kakpin, Gawi, Mango et Bania.
Des pressions encore persistantes
Au premier trimestre 2026, les activités de surveillance affichent une performance globale de 72 %, en deçà des objectifs trimestriels. Le 13 juin 2026, l’OIPR a tenu une nouvelle campagne de sensibilisation à Nafana, dans le canton Komala, pour mobiliser les riverains contre le braconnage, les feux de brousse et l’orpaillage clandestin. Au-delà de la technologie, la Comoé deviendra-t-elle un modèle ouest-africain, conciliant conservation et développement des communautés riveraines ?
F. KouadioCap’Ivoire Info / @CapIvoire_Info





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