Invité de RFI, le ministre de la Promotion de la Jeunesse, de l’Insertion professionnelle et du Service civique, ainsi que porte-parole adjoint du gouvernement, Mamadou Touré, s’est exprimé sur plusieurs sujets d’actualité, notamment les restrictions de visas imposées à de nombreux supporters ivoiriens désireux de se rendre aux États-Unis pour soutenir les Éléphants à la Coupe du monde 2026.
Le ministre a qualifié cette situation de « regrettable », rappelant que des milliers de supporters ivoiriens et africains avaient manifesté leur volonté d’effectuer le déplacement afin d’accompagner leurs sélections nationales durant le tournoi.
« C’est regrettable parce que beaucoup de nos compatriotes et de nombreux supporters africains souhaitaient vivre cet événement historique aux côtés de leurs équipes », a-t-il indiqué.
Koumassi Village : le gouvernement promet des solutions
Interrogé sur les démolitions intervenues à Koumassi Village, Mamadou Touré a également reconnu le caractère regrettable de la situation vécue par plusieurs familles.
Le ministre a assuré que le gouvernement mettrait tout en œuvre pour accompagner les ayants droit affectés par ces opérations.
« Le gouvernement fera tout ce qui est possible pour reloger les ayants droit et apporter les réponses nécessaires aux personnes concernées », a-t-il déclaré.
Il a par ailleurs indiqué que la justice poursuivait son travail afin d’établir les responsabilités dans ce dossier.
« La chaîne des responsabilités devra être mise à nu et les sanctions appropriées seront prises le moment venu », a-t-il ajouté.
Une nouvelle architecture pour la Commission électorale
Concernant la réforme du système électoral, après la dissolution de la Commission électorale indépendante (CEI) le mois dernier, Mamadou Touré a reconnu l’existence d’une crise de confiance entre les différents acteurs politiques.
Selon lui, malgré les avancées enregistrées ces dernières années, le système actuel n’a pas réussi à obtenir l’adhésion de l’ensemble des parties prenantes.
Le gouvernement travaille donc à la mise en place d’une nouvelle architecture électorale destinée à rassurer tous les acteurs du processus démocratique.
Sans confirmer de modèle précis, le ministre a évoqué les discussions autour de plusieurs expériences africaines, notamment celle du Sénégal, tout en appelant à la prudence face aux spéculations.
« Beaucoup de choses se disent actuellement. Je demande simplement d’attendre encore un peu. Le gouvernement annoncera en temps voulu le calendrier ainsi que les modalités retenues », a-t-il expliqué.
Le modèle sénégalais est souvent cité parmi les pistes étudiées. Il repose sur une séparation des fonctions entre une structure chargée de l’organisation matérielle des élections et une autre, composée principalement de magistrats, chargée de la validation et de la proclamation des résultats.
Pour le gouvernement ivoirien, l’objectif affiché est désormais de construire un dispositif électoral capable de renforcer la confiance des acteurs politiques et de garantir des élections apaisées dans les années à venir.





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