
La Côte d’Ivoire franchit une nouvelle étape dans la lutte contre les violences basées sur le genre (VBG). Ce samedi 13 juin 2026, à l’Auditorium du Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, les autorités ivoiriennes ont officiellement lancé l’Engagement national contre les violences basées sur le genre, une initiative destinée à fédérer les institutions publiques, les partenaires techniques, la société civile et les citoyens autour d’un objectif commun : éradiquer les violences faites aux femmes et aux filles.
La cérémonie a réuni plusieurs personnalités politiques et administratives, des représentants d’organisations nationales et internationales, des acteurs de la société civile ainsi que des citoyens venus manifester leur soutien à cette cause qui constitue aujourd’hui un défi majeur pour la cohésion sociale, les droits humains et le développement durable.
Dans son allocution, le représentant de l’État a salué l’engagement de la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfant, Nassénéba Touré, à l’origine de cette initiative. Il a notamment souligné les efforts entrepris ces dernières années pour renforcer la protection des victimes, promouvoir les droits des femmes et lutter contre toutes les formes de violences et de discriminations.
« Je tiens à féliciter ma jeune sœur, Madame Nassénéba Touré, pour cette initiative et pour son engagement constant en faveur de la protection des femmes et de la défense des droits des survivantes », a-t-il déclaré devant l’assistance.
Une mobilisation nationale contre un fléau persistant
Le lancement de cet engagement national intervient dans un contexte où les violences basées sur le genre demeurent une préoccupation importante en Côte d’Ivoire, malgré les avancées législatives, institutionnelles et les nombreuses campagnes de sensibilisation menées ces dernières années.
Les violences physiques, psychologiques, sexuelles, économiques ou encore les mariages forcés continuent d’affecter de nombreuses femmes et jeunes filles, avec des conséquences profondes sur leur santé, leur sécurité, leur autonomie et leur participation à la vie sociale et économique.
Face à cette réalité, les participants à la cérémonie ont adopté une déclaration nationale marquant leur adhésion à une dynamique collective de prévention, de sensibilisation et de prise en charge des victimes.
Pour les initiateurs, cette déclaration constitue un cadre d’action destiné à renforcer la coordination entre les différents acteurs engagés dans la lutte contre les VBG et à encourager une réponse plus efficace à tous les niveaux de la société.
Faire de la tolérance zéro une réalité
Au-delà des engagements institutionnels, les autorités ont insisté sur la nécessité d’une implication citoyenne plus forte. Elles ont rappelé que la lutte contre les violences basées sur le genre ne peut être menée uniquement par les pouvoirs publics ou les organisations spécialisées.
Familles, communautés, chefs traditionnels et religieux, enseignants, leaders d’opinion, médias, associations de jeunesse et citoyens sont appelés à jouer un rôle actif dans la prévention des violences, la dénonciation des abus et l’accompagnement des victimes.
Un appel solennel a ainsi été lancé afin que la tolérance zéro face aux violences basées sur le genre devienne une réalité quotidienne et non un simple principe de déclaration.
Une société plus juste et plus protectrice
À travers cet Engagement national contre les violences basées sur le genre, la Côte d’Ivoire réaffirme sa volonté de construire une société où les droits des femmes et des filles sont pleinement respectés et protégés.
Les autorités entendent ainsi renforcer les mécanismes de prévention, améliorer la prise en charge des survivantes et promouvoir un changement durable des comportements afin de créer un environnement plus sûr et plus inclusif pour toutes.
Le lancement de cette initiative marque une nouvelle étape dans les efforts du pays pour faire reculer les violences fondées sur le genre et garantir à chaque femme et à chaque fille le droit de vivre en sécurité, dans la dignité et dans le plein exercice de ses droits fondamentaux.





Commentaires Facebook