Esca / Le fleuron ivoirien de la formation des cadres commerciaux célèbre 50 ans d’existence : entre souvenirs et perspectives

L’aventure a commencé en 1975 et elle ne s’est plus arrêtée. Sous l’impulsion de son ministre de l’enseignement technique Ange Barri Batesti, Félix Houphouët-Boigny porte sur les fonts baptismaux l’Ecole supérieure de commerce d’Abidjan (Esca). L’idée était de former de hauts cadres commerciaux dont le pays a besoin dans une économie post-indépendante florissante. De réformes en réformes, l’Esca devient en quelques années seulement une école de référence au-delà des frontières ivoiriennes qui accueille non seulement des Ivoiriens mais également des béninois, des maliens, des sénégalais, des maliens et plusieurs autres nationalités. Ses concours deviennent très sélectifs. Quelques années plus tard après la création de l’Institut national supérieur d’enseignement technique (Inset) à Yamoussoukro, l’Esca est déplacée dans la capitale politique mais ne perd pas sa vocation et sa réputation. Elle est aujourd’hui une école qui compte au sein de l’Inp-Hb.

50 ans après, elle a irrigué le monde de la finance, du commerce, de la haute administration privée et publique de ses talents en Côte d’Ivoire, en Afrique et ailleurs dans le monde. Son réseau est dense de plus de 1000 alumni et compte des ministres, des chefs d’entreprise et des décideurs.

50 ans après les anciens et les nouveaux ont voulu marquer un arrêt pour célébrer ce long parcours et se projeter dans le futur.

La cérémonie des 50 ans s’est ouverte jeudi 11 juin dans la salle des congrès de Sofitel Hôtel Ivoire devant des milliers de participants. Photos-souvenirs, exposition, rencontres ont émaillé cette première journée débutée en grande pompe. Placée sous le thème « Honorer l’héritage, façonner l’avenir », cette cérémonie réunit des personnalités du monde économique, académique et institutionnel.

Présidée par le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense Téné Birahima Ouattara, représentant le Vice-Président Tiémoko Meyliet Koné, l’ouverture a donné le ton de la célébration sous le parrainage du Président de l’Assemblée nationale, Jérôme Patrick Achi. Téné Birahima Ouattara a salué l’ESCA, « pilier du développement de la Côte d’Ivoire » qui forme depuis 50 ans des générations de cadres. Il a exhorté la jeunesse à faire de ses compétences un levier de transformation : « Le meilleur investissement demeure celui réalisé dans les ressources humaines ». Thierry Tanoh, major de la promotion 1985, ancien Vice-Président de la SFI, a rappelé l’ambition de l’école : « Notre devoir n’est pas de faire de l’ESCA la copie d’Harvard… mais un levier de souveraineté, un aimant à talent ». Pour sa part, Lanciné Diaby, président de la Senior ESCA, (regroupement des anciens) a insisté : « 50 ans d’histoire, ce n’est pas simplement une commémoration. C’est un héritage, c’est une responsabilité ». Il a lancé un appel à la mobilisation pour la réussite du cinquantenaire.

Celui-ci prévoit un Forum stratégique, une Foire de l’Emploi et de l’Entrepreneuriat, une exposition photo et la « Nuit des Awards ». Avec à lappui, une œuvre sociale phare : la construction d’une école verte à Niazaroko, Lakota et des reflexions poussees pour la transformation de l’Esca en une business school ivoirienne calquée sur les modèles existants mais avec ses spécificités. Le ministre de l’enseignement supérieur, Adama Diawara au cœur de ces festivités en a pris l’engagement. Les festivités se poursuivent aujourd’hui vendredi 12 juin.

SD à Abidjan

syldebailly24@gmail.com

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