
La compagnie aérienne Royal Air Maroc a annoncé la suspension temporaire de plusieurs lignes à destination de l’Afrique centrale et de l’Europe, invoquant la forte hausse des prix du kérosène liée aux tensions géopolitiques au Moyen-Orient.
En Europe, les lignes Tanger–Málaga et Tanger–Barcelone sont suspendues, tout comme plusieurs dessertes au départ de Marrakech vers Lyon, Bordeaux, Marseille et Bruxelles.
En Afrique centrale, les dessertes vers Douala, Yaoundé et Libreville sont suspendues jusqu’au 9 juin. Les vols vers Bangui le sont jusqu’au 17 juin, tandis que les liaisons avec Kinshasa et Brazzaville ne devraient reprendre qu’à partir du 30 juin.
Dans un communiqué, Royal Air Maroc explique que cette décision est une « conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient » et de la flambée des prix du carburant aérien. En l’espace d’un mois, le prix du baril de pétrole a quasiment doublé, fragilisant davantage la rentabilité de certaines lignes européennes et africaines.
Selon une source interne citée par Radio France Internationale, ces dessertes étaient devenues « lourdement déficitaires » en raison de la crise énergétique actuelle. La hausse du coût du carburant a entraîné une augmentation du prix des billets d’avion, provoquant à son tour un ralentissement de la demande sur plusieurs destinations.
Malgré ces suspensions, Royal Air Maroc affirme maintenir près de 90 % de ses dessertes africaines et assure qu’un rétablissement progressif des lignes concernées reste envisageable si la situation géopolitique s’améliore et que les prix du kérosène baissent significativement.
L’évolution du conflit au Moyen-Orient, notamment autour du détroit d’Ormuz et des négociations entre Washington et Téhéran, demeure désormais un facteur déterminant pour l’ensemble du secteur aérien international.
Avec RFI

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