Burkina Faso: Ibrahim Traoré appelle à « oublier la démocratie » et évoque un dossier Damiba « complexe »

Le président du Faso, le capitaine Ibrahim Traoré, a déclaré jeudi à Ouagadougou que les Burkinabè devaient « oublier » la démocratie, dans un contexte de transition politique marqué par des enjeux sécuritaires majeurs.

S’exprimant lors d’un entretien accordé à plusieurs médias nationaux et internationaux, le chef de la junte a également abordé le dossier de son prédécesseur, Paul-Henri Sandaogo Damiba, qu’il qualifie de « complexe » et aux ramifications internationales.

Un dossier aux implications internationales

Selon Ibrahim Traoré, l’extradition de Paul-Henri Sandaogo Damiba, intervenue après son séjour au Togo, repose sur des éléments jugés accablants.

« L’extradition fait suite à des preuves transmises aux autorités togolaises et à son audition devant un juge au Togo. C’est un dossier très complexe qui implique beaucoup de pays que l’on n’imaginait pas, ainsi que de nombreuses personnalités à travers le monde », a-t-il affirmé.

Le président burkinabè indique que les investigations se poursuivent afin de faire toute la lumière sur cette affaire.

Accusations de tentatives de déstabilisation

Le chef de l’État a accusé son prédécesseur d’avoir été impliqué dans plusieurs tentatives de déstabilisation.

« Dans les dernières tentatives, il évoquait la nécessité de provoquer des violences afin de mobiliser les unités et les empêcher de nous soutenir à Ouagadougou », a-t-il déclaré, précisant que ces éléments ont été transmis aux autorités togolaises.

Une position nuancée vis-à-vis des anciens dirigeants

Malgré la gravité des accusations, Ibrahim Traoré affirme vouloir respecter les anciens chefs d’État.

« J’ai décidé de ne pas m’en prendre aux anciens présidents. Ils ont dirigé des millions de Burkinabè », a-t-il souligné, citant également Roch Marc Christian Kaboré.

Une transition sous tension

L’ancien président Paul-Henri Sandaogo Damiba a été extradé le 17 janvier pour des faits présumés d’atteinte à la sûreté de l’État et de tentative de déstabilisation.

Ces déclarations interviennent dans un climat politique et sécuritaire tendu, où les autorités de transition justifient leurs orientations par la nécessité de restaurer la stabilité du pays.

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