Un air de déjà-vu flotte sur le conflit entre la coalition américano-israélienne et l’Iran. En Mars 2003, les Etats-Unis après de longs mois de discussions sur le programme nucléaire chimique et bactériologique de l’Irak, décident de l’envahir avec l’objectif de faire partir le dictateur Saddam Hussein. D’importantes forces avaient été prépositionnées au large du pays, et sur une base au Koweït voisin. Le 20 Mars 2003, après l’expiration d’un ultimatum de 48 heures enjoignant Saddam Hussein de quitter le pays, des frappes massives sont déclenchées, et environ 100 000 hommes pénètrent dans le pays à partir du Koweït. Après 19 jours de combats, Bagdad est prise. Saddam Hussein est capturé en décembre 2003, après 10 mois de cavale.
Aujourd’hui la question semble être la même avec l’Iran. Depuis la révolution de 1979 dans le pays, et l’avènement du régime des mollahs, l’Iran reste une épine dans le pied des présidents américains, surtout des présidents républicains, beaucoup plus promptes que les démocrates à utiliser la force. Mais contrairement à la campagne de 2003 qui avait un objectif clair et avait été planifiée en conséquence, la présente campagne, même si elle a commencé par un coup d’éclat avec l’élimination du guide suprême iranien dès le premier jour des opérations, semble avoir des objectifs assez flous. On ne sait pas ce que veut réellement Donald Trump. Faire peur au régime, le faire chuter, l’amener à capituler mais à rester en place, à abandonner son programme nucléaire, à se reformer en mettant au pouvoir des hommes plus conciliants, etc….on ne peut que spéculer.
Pour les experts, si cette confrontation ne se solde pas par la chute du régime des mollahs, quels que soient les accords qui seront mis en place, un autre conflit surviendra. La guerre de Juin 2025 s’est achevée sans que rien ne soit réglé sur le fond, ainsi la prochaine guerre n’était qu’une question de temps. De même, le conflit actuel sera aussi suivi d’un autre s’il ne se solde pas par la chute du pouvoir iranien. Tant que le régime des Mollahs restera en place, le cycle des guerres sera sans fin car les Américains le verront toujours comme une menace. Ainsi ils doivent cette fois crever l’abcès.
Mais la question qui se pose est de savoir si malgré leur supériorité écrasante, ils ont la capacité de faire tomber le régime. La réponse est loin d’être évidente. On disait l’Iran affaibli après la guerre de juin 2025, contre Israël et les Etats-Unis. Pourtant ses frappes de représailles montrent qu’il conserve sa capacité d’infliger des dégâts majeurs à toute la région avec des frappes de missiles et de drones dont la précision est surprenante. L’Iran a même frappé une base anglaise sur l’île de Chypre dans la mer Egée. Quoique dominé dans les airs, l’Iran reste un adversaire redoutable, qui jamais n ‘acceptera de se soumettre tel qu’on a pu le voir avec le Venezuela.







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