Côte d’Ivoire: le Conseil du Café-Cacao réfute les rumeurs de blocage et rassure les producteurs

Le directeur général du Conseil du café-cacao, Koné Brahima Yves, a démenti le mercredi 14 janvier 2026, toute information faisant état d’un blocage de la commercialisation du cacao en Côte d’Ivoire, qualifiant ces allégations de « désinformation », lors d’une conférence de presse tenue au 23ᵉ étage de l’immeuble de la CAISTAB, à Abidjan Plateau.

Intervenant à la suite d’informations jugées erronées relayées par voie de presse, M. Koné a rappelé que le gouvernement, à travers le Conseil du café-cacao, a consenti « d’importants efforts » en faveur du monde paysan, notamment avec l’ouverture de la campagne café-cacao 2025-2026, le 1er octobre, marquée par la fixation d’un « prix historique » salué par les producteurs.

Selon lui, une « campagne insidieuse » a émergé environ un mois et demi après l’ouverture de la campagne, portée notamment par deux syndicats, l’ANAPROCI et le SYNAPSI, qui ont évoqué l’existence de 700 000 tonnes de cacao supposément entreposées dans les zones de production. Des informations qu’il a formellement réfutées.

« Je vous invite à aller dans les ports d’Abidjan et de San Pedro. Le cacao se décharge normalement. Hier encore, environ 300 camions ont été déchargés », a-t-il affirmé, précisant que les camions signalés aux abords des ports ne disposent pas de connaissements valides et se trouvent, de ce fait, « dans l’illégalité ».

Le directeur général a rappelé qu’aucune cargaison de cacao ne peut quitter la zone de production sans connaissement dûment validé par l’opérateur et l’exportateur, une mesure en vigueur depuis 2018. « Les cargaisons sans documents sont assimilées à de la fraude et ne seront jamais déchargées dans le système officiel de commercialisation », a-t-il insisté.

Koné Brahima Yves a également dénoncé les conséquences de ces rumeurs sur le marché international, indiquant que le prix du cacao a chuté la veille, du fait de la perception erronée d’une surproduction invendue en Côte d’Ivoire.

Il a, par ailleurs, fermement rejeté toute pression visant à faire baisser le prix payé aux producteurs. « L’acteur premier pour le gouvernement, c’est le producteur. Toute la production issue des plantations ivoiriennes sera achetée », a-t-il assuré, appelant à la responsabilité des acteurs et des médias dans la diffusion d’informations justes.

En conclusion, le directeur général du Conseil du café-cacao a exhorté les opérateurs de la filière à œuvrer ensemble dans l’intérêt des producteurs et de l’économie nationale, tout en invitant à mettre fin aux campagnes de désinformation.

Pesant 40% de part du marché mondial, la Côte d’Ivoire est le premier producteur de cacao avec autour de 1,5 million de tonnes produites par 1,2 million de planteurs. Sur décision du Président Alassane Ouattara, les producteurs perçoivent au moins 60% du prix CAF. Ainsi, pour la principale campagne de commercialisation, le prix d’achat de la fève de cacao est fixé à 2 800 FCFA/kg.
(AIP)
cmas

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