Grand favori à la victoire finale: La Côte-d’Ivoire va-t-elle mettre fin à la “malédiction” du pays hôte ?

Parmi les grands favoris de la Coupe d’Afrique des nations qu’elle organise du 13 janvier au 11 février, la Côte d’Ivoire est dans un groupe à sa mesure avec l’inconstant Nigeria, la surprenante Guinée Équatoriale et la plus modeste Guinée Bissau, qu’elle affronte ce samedi (21h) lors d’un match d’ouverture très attendu devant ses supporters.

Gare à la malédiction de l’hôte. Depuis l’Égypte en 2006, plus aucune sélection ne s’est imposée à domicile lors de la CAN, alors que les pays-organisateurs avaient gagné 11 des 25 CAN précédentes. A ce titre, la Côte d’Ivoire a la pression au stade Alassane-Ouattara d’Abidjan. Les plus anciens n’ont pas oublié que les Éléphants n’avaient même pas franchi le premier tour la première fois qu’ils ont reçu le tournoi, en 1984.

Mais avec probablement le meilleur milieu de terrain du continent, Seko Fofana-Franck Kessié-Ibrahim Sangaré, les Ivoiriens ont d’autres atouts que la connaissance du terrain pour marcher sur la compétition. La défense est solide aussi, et si Sébastien Haller retrouve son efficacité devant le but, les maillots oranges seront redoutables. A Jean-Louis Gasset, qui découvre à 70 ans la Coupe d’Afrique, de faire fonctionner ensemble tous ces éléments.

La Guinée Bissau fait figure de Petit Poucet

Le Nigeria avance comme la deuxième puissance du groupe, mais souffre d’un gros déséquilibre. S’il dispose d’un arsenal inégalé en attaque, de Victor Boniface à Victor Osimhen en passant par Samuel Chukweze et Ahmed Musa, José Peseiro, le sélectionneur portugais des Super Eagles, perd nettement en qualité au milieu de terrain et en défense.

Et son gardien Francis Uzoho traîne toujours sa fatale faute de main en barrages de la dernière Coupe du monde perdus contre le Ghana (0-0/1-1). Derrière ces deux géants africains, la Guinée Équatoriale du rusé Iban Salvador, une des révélations de la CAN-2021 disputée au Cameroun, est une des forces montantes sur le continent. Avec une équipe quasi inchangée depuis deux ans et son quart de finale perdu contre le Sénégal futur champion, le “Nzalang” (L’Éclair) strie toujours le ciel de l’Afrique, en témoigne son bon départ dans les qualifications au Mondial-2026, deux victoires en deux matches.

La Guinée Bissau fait figure de Petit Poucet, mais les “Djurtus” (Lycaons) ont gagné en régularité. Alors qu’ils ne fréquentaient pas l’élite continentale avant 2017, ils disputent leur quatrième CAN d’affilée, toujours en quête d’une première victoire dans le tournoi.

Par AFP avec Eurosport

La note de Fernand Dedeh, journaliste,  13 janvier 2024

À Barthelemy Zouzoua Inabo : Envie de crier, Enfin, la CAN ! Côte d’Ivoire-Guinée-Bissau pour ouvrir le bal. Les deux équipes se respectent. Les deux sélectionneurs l’ont dit en conférence de presse. Ebimpé du chef, Mondon sous les radars porte en lui seul l’image du pays.

On oublie toutes les souffrances endurées sur le chemin de la CAN. Toutes les frustrations et les batailles de leadership. L’objectif fixé est atteint : la CAN en Côte d’Ivoire. Place au jeu, à l’ambiance, à l’économie et l’événementiel du Sport. Neuf (9) ans pour voir, enfin, le bout du tunnel et offrir au monde l’accueil et le spectacle qui résument les valeurs portées par cette nation du cacao, terre de convergences : Générosité, hospitalité, solidarité, fraternité, partage.

Les ruptures des stocks des maillots des Éléphants , les coups de fil incessants pour la recherche des billets et cartons d’invitation montrent à l’évidence l’engouement du public pour la CAN de l’hospitalité. C’est déjà ça, la réussite de la compétition.

La police nationale a largement communiqué sur le plan de circulation pour le match d’ouverture et les objets interdits dans le stade. Pour la sécurité de chacun et de tous, la discipline est une exigence minimale.

Côte d’Ivoire-Guinée-Bissau pour commencer. Les Éléphants partent dans ce match, avec les faveurs des pronostics. Ils sont sur une bonne dynamique depuis le mois de novembre 2023 : matches amicaux et officiels combinés, ils ont montré un visage plutôt reluisant. C’est l’adversaire qui en parle le mieux : « La sélection ivoirienne a des joueurs de grand niveau. Ils ont l’habitude de prendre part aux compétitions internationales. La Côte d’Ivoire est un grand pays. On peut faire confiance à la Côte d’Ivoire. »
Le sélectionneur de la Guinée-Bissau passe la pommade aux Éléphants avant de les mettre en garde. « Pour moi, la défaite 2-6 face au Mali ne compte pas. C’était un jeu de préparation. Nous avons certes des limites, mais nous allons jouer comme nous avons l’habitude de le faire ».
Gassekagnon se souvient alors que cette équipe a déjà battu le Nigeria. Qu’elle est en net progrès, qu’elle sait subir pour mieux contrer l’adversaire. Qu’il faut donc rester concentré, humble. Les Ivoiriens ont appris à vivre ensemble, à serrer les coudes. Maintenant, en avant pour écrire leur histoire. La première page commence par la Guinée-Bissau.

Ton Camarade a voulu cette compétition pour redonner à la Côte d’Ivoire, sa place dans le concert des nations. Il rappelle volontiers qu’il était là en 1992, lors du premier sacre des Éléphants en coupe des nations. Il a vu la ferveur qui avait accompagné la victoire. Il était alors premier ministre. Il était là en 2015. Deuxième médaille. Il est partisan du « jamais deux sans trois », en politique comme en sport. Il nourrit le secret espoir de remettre, en mains propres, le trophée au capitaine des Éléphants, au soir du 11 février 2024.

Il aura déjà réussi à donner au monde du football six stades aux normes internationales, des stades d’entraînement dans les écoles. Gain énorme.

Un mot pour le Cocan: carton vert pour avoir fait aboutir le projet, malgré toutes les contraintes. Carton jaune pour les atermoiements et les ratés constatés sur la dernière ligne droite.
Un mot aussi de la bataille des diffuseurs au plan national: RTI, Canal+, NCI en compétition. Le contenu et l’inventivité feront la différence.

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