CPI/La Russie émet un avis de “recherche” contre Tomoko Akane, la juge qui a émis un mandat d’arrêt contre Poutine

La juge japonaise de la CPI qui a émis un mandat d’arrêt contre Poutine est recherchée par la Russie –

Selon un communiqué du Ministère russe de l’Intérieur La CPI, Tomoko Akane qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, a émis le 17 mars des mandats d’arrêt contre Vladimir Poutine et Maria Lvova-Belova.

La juge de la Cour pénale internationale (CPI) Tomoko Akane, qui a émis des mandats d’arrêt contre le président russe Vladimir Poutine et la commissaire présidentielle russe aux droits de l’enfant Maria Lvova-Belova, a été officiellement désignée comme recherchée pour des accusations criminelles, selon la liste des personnes recherchées tenue par la Russie. Ministre de l’Interieur.

“Tomoko Akane. [Femme] Ressortissante japonaise. Recherchée en vertu d’un article du Code pénal russe”, indique la liste. Aucun frais spécifique n’a été indiqué.

La CPI, qui siège à La Haye, aux Pays-Bas, a émis le 17 mars des mandats d’arrêt contre Poutine et Lvova-Belova. de la population (enfants) des zones occupées de l’Ukraine vers la Fédération de Russie.” Le 20 mars, la commission d’enquête russe a ouvert une procédure pénale contre le procureur de la CPI Karim Ahmad Khan et les juges Rosario Salvatore Aitala, Sergio Gerardo Ugalde Godinez et Tomoko Akane, affirmant que leurs actions étaient illégales car il n’y avait aucune raison d’inculper le chef de l’État russe et médiateur des droits de l’enfant avec responsabilité pénale.

En mai, des accusations ont été portées contre Khan et Aitala et les deux ont été répertoriés comme recherchés.

En vertu de la Convention sur la prévention et la répression des infractions contre les personnes jouissant d’une protection internationale du 14 décembre 1973, les chefs d’État jouissent de l’immunité absolue de la juridiction des États étrangers.

La Présidence de l’Assemblée des États Parties réitère son ferme soutien á la Cour pénale internationale, à ses fonctionnaires élus et à son personnel

Communiqué de presse

La Présidence de l’Assemblée des États Parties au Statut de Rome se déclare profondément préoccupée par les informations faisant état de l’émission d’un mandat d’arrêt supplémentaire par les autorités de la Fédération de Russie à l’encontre d’une juge de la Cour pénale internationale.

La Présidence de l’Assemblée regrette cette nouvelle tentative de saper le mandat international de la Cour pénale internationale et réaffirme qu’elle se tient fermement aux côtés de la Cour, de ses fonctionnaires élus et de son personnel. Nous soulignons une fois de plus notre pleine confiance dans la CPI en tant que cour de justice indépendante et impartiale.

La Cour pénale internationale représente l’engagement de ses États Parties à faire en sorte que les auteurs des crimes les plus graves qui préoccupent la communauté internationale dans son ensemble répondent de leurs actes. Nous exhortons tous les États à respecter son indépendance judiciaire et à rester unis contre l’impunité.

Nous appelons les États parties et toutes les parties prenantes du système judiciaire du Statut de Rome à réaffirmer leur engagement à défendre les principes et les valeurs consacrés par le Statut de Rome et à préserver l’intégrité de la Cour sans se laisser décourager par des menaces contre la Cour, ses fonctionnaires et son personnel, ainsi que contre ceux qui coopèrent avec elle.

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La Haye, 31 juillet 2023

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